Par Liviaaugustae
Idylle arcadienne
« Vision idéaliste de la vie rurale, paradis campagnard »
Et in Arcadia ego (1637-1638)
Nicolas Poussin
L’Arcadie était, et est toujours, une région montagneuse de la Grèce au centre du Péloponnèse. C’était un lieu retiré avec peu de villes importantes, peuplé principalement de bergers et de leurs troupeaux, et considéré, dans la mythologie grecque, comme la terre du dieu chèvre Pan et de ses farouches adeptes.
Pour ses habitants, l’Arcadie n’avait sans doute rien de très séduisant. La vie rurale dans l’Antiquité était toujours très dure, et les contours déchiquetés des paysages arcadiens devaient être particulièrement impitoyables.
Mais quand le poète romain Virgile voulut prendre un cadre pour une poésie pastorale romantique, il choisit l’Arcadie. En toile de fond de ses Eglogues (une collection de poèmes à propos de joyeux bergers conversant en rimes inspirées par l’amour), l’Arcadie entrait dans l’histoire une fois pour toutes.
Au Moyen Âge et à la Renaissance, et même jusqu’à nos jour, l’Arcadie est resté cet endroit proverbial de félicité rurale imaginaire, objet de poèmes et d’œuvres innombrables.
La plus célèbre est le tableau « Et in Arcadia ego» de Nicolas Poussin.
Apparaissant comme un « memento mori » les mots du titre, gravés sur une tombe, pour rappeler au spectateur que « même en Arcadie, la mort existe ».
Nombre de personnes aujourd’hui, partent à la campagne, pour retrouver, prétendent-ils, la vraie vie ! Façon écolo !
Mais nombres d’entre eux, reviennent complètement déçus, puisque le « Paradis » n’existe pas sur terre !
Liviaaugustae
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