Par Liviaaugustae
Jeune femme et Eros sur un vase grec
(Wikipédia)
« Être dans la fleur de l'âge »
Origine de l'expression :
L'expression évoque l'idée de beauté juvénile et vigueur physique. Cette métaphore apparaît dès l'Antiquité, dans la formule grecque « Anthos hebes » (littéralement fleur de jeunesse) qui qualifie les jeunes au seuil de l'adolescence : beaux éphèbes ou vierges féminines destinés au mariage.
La fleur, attribut privilégiée de la déesse Aphrodite et de son fils Eros, qui ont tous deux le redoutable pouvoir de verser le désir aux cœurs des mortels, est l'un des cadeaux érotiques les plus représentés sur les vases portant des scènes de conversations amoureuses.
Délicatement tenue entre les mains des jeunes filles, la fleur, telle une parure, rehausse leur beauté, affiche leur séduction et diffuse un parfum enivrant stimulant les sens des hommes qui les regardent. (A l'époque, les femmes n'étaient pas idiotes et appréciaient que les hommes les regardent, il n'y avait pas eu encore cette ineptie de « balance ton porc »)
Ces jeunes à la beauté nouvellement éclose, après la germination de l'enfance, sont comme des fleurs à l'acmé de leur vie éphémère, menacée par les outrages du temps qui faneront leur éclatante fraîcheur.
La beauté fleurie laisse ensuite place à la maturité dans l'expression « La force de l'âge », qui qualifie le temps accompli de la vie adulte.
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