Par Liviaaugustae
Première antichambre, appartement du roi.
Le décor sobre de cette salle était pourtant le cadre qu’avait choisit Louis XIV pour les grands soupers du Roi tous les samedis et dimanches soirs.
Installé à une grande table rectangulaire, entouré de ses enfants et petits enfants, il faisait face à une foule de courtisans, durant les trois quart d’heure que durait le « grand couvert ».
A Versailles, le cérémonial était très codifié. Les officiers du Gobelet présentaient d’abord au roi la nef (coffret d’orfèvrerie en forme de navire démâté refermant ses serviettes) devant laquelle tout le monde devait s’incliner. Puis un officier goûtait la mie de pain, après l’avoir frotté à la vaisselle pour vérifier qu’il n’y avait aucun risque d’empoisonnement, et l’huissier frappait son bâton de commandement en annonçant : « Messieurs, à la viande du roi ! ».Le maître d’hôtel guidait alors le long cortège, protégé par des gardes, des officiers de la bouche qui présentaient une succession de plats tandis que des musiciens jouaient les symphonies de Lalande. Derrière le roi, venaient le premier médecin, deux officiers de la bouche, le capitaine des gardes du corps et l’échanson chargé du service des boissons.
Ce repas au grand couvert, entouré de la famille royale et pris en public, était un véritable spectacle, où chaque détail était mis en scène : le décor, les éclairages, la vaisselle, les mets, dont la présentation et la disposition se devaient d’être harmonieuses.
Mieux qu’un rituel : un art de vivre !
Reconstitution du couvert du roi,
La pièce a été tendue d’un grands damas cramoisi retissé d’après un document de la première moitié du XVIIIe siècle qui était conservé dans les archives de la maison Prelle : un double galon d’or d’esprit rocaille, vient rehausser la soierie cramoisie.
Sur la table rectangulaire, des pièces d’orfèvrerie prêtées par le Louvre, ayant appartenues à Georges III d’Angleterre et réalisées par le français Robert Joseph Auguste.
Leur forme et leur style sont très proche des services également livrés par Auguste pour la Cour de France.
Les pièces de ce service ont toutes été volées par les révolutionnaires, et fondues ou vendues.
Nous ne remercions pas les révolutionnaires, d’avoir spolié le peuple français !
Liviaaugustae
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