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Le lys, parmi les lys.

 

 

 

 

 

« Lave-moi, je serai blanc plus que neige »

(Psaume 51)

 

 

Le lys, parmi les lys.

La Vierge aux Lys, (1898)

Est une aquarelle du peintre symboliste suisse Carlos Schabe

(Collection particulière)

 

C’est l’hiver, qui, dans notre hémisphère, évoque Noël.

La neige à tout recouvert de son manteau blanc qui efface toute laideur, assourdit les bruits, transfigure la nature en la rendant immaculée.

Dans un extraordinaire dégradé pastel de bleus  et de blancs qui est l’unique palette de cette œuvre, une allée descend la colline, bordée par les hautes hampes de centaines de lys épanouis. Leur blancheur rivalise avec celle de la neige.

Suivant ce chemin, la Sainte Vierge descend vers nous, tenant son enfant serré contre elle, enveloppé dans son manteau, sa joue contre la sienne pour la réchauffer. Il irradie une lumière divine et tient dans sa main les clous de la Passion.

Ce pourrait être une représentation nordique de la Fuite en Egypte.

Mais c’est plutôt le mystère de l’incarnation / Dieu s’est fait homme, descendu du Ciel jusqu’à nous (l’allée de lys aboutit exactement au spectateur).

La neige immaculée évoque soit les êtres sans péché comme Jésus et sa Mère, soit l’innocence retrouvée du pécheur après le sacrement de confession.

« Le lys est dans l’art chrétien depuis des siècles l’emblème de la virginité de la ère de Dieu, et de sa pureté en son immaculée conception »

Comme le Greco au XVIe siècle, Scwabe fait contraster  un paysage réaliste avec une scène visionnaire. Il souhaitait  « faire participer tous les êtres, y compris les fleurs, aux grands chœurs solennels de la nature ».

Jésus et Marie étaient pour lui « deux blancheurs écloses de blancheurs et l’allée de lys une bannière qui les protège et une offrande qui se hausse autour d’eux ».

 

 

Le lys, parmi les lys.

La fin du XIXe siècle est marqué par l’apparition, en poésie comme en peinture, d’un courant qui s’oppose au naturalisme réaliste (souvent matérialiste), comme l’impressionnisme, purement visuel. C’est le symbolisme, qui fait intervenir à la fois l’intellect, le spirituel, la poésie, le mystère. Il peut être proche du catholicisme ou de courants de pensée plus ésotérique, mais spiritualiste. Il part de la réalité visible pour faire accéder, par symboles, à la réalité spirituelle et supérieure parce qu’éternelle et non éphémère.

 

 

 

Le lys, parmi les lys.

Tout en haut de la colline, la Vierge tenant son fils.

Tous deux nimbés d’une lumière irréelle, parce que divine.

 

Marie-Gabrielle LEBLANC

 

 

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L
Merci Agathe,<br /> C'est vrai que ce tableau est très beau entre visible et invisible, et puis ces lys  si beaux, qui descendent de la colline, précédant la Vierge est un miracle de beauté pour moi...<br /> Je te souhaite une belle journée aussi, pour nous entre soleil et pluie...
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A
Bonjour c'est très beau, très fin, j'aime merci à toi pour ce joli partage je te souhaite une belle fin de journée 
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L
Bonjour moqueplet,<br /> Tous les goûts sont dans la nature, j'aime beaucoup ce tableau entre deux monde...bon dimanche
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L
Bonjour gazou,<br /> Le monde visible et invisible se confondent dans ce tableaux, la lumière qui entoure la Vierge c'est la lumière de Dieu!
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L
Bonjour rouergat,<br /> Pour le paysage sans neige, que j'avais remarqué moi aussi, Mme Leblanc ne dit rien, et moi, je ne peux en donner la signification, désolée.<br /> Bon dimanche
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