POUR LE TABLEAU DU SAMEDI ;
Accompagnez ces magnifiques tableaux avec Jean Sébastien Bach, lien ci-dessous :
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Francisco de Zurbaran (1598-1664) est un des plus grands peintres du siècle d’or de la peinture espagnole (XVIIe siècle), avec Greco, Vélasquez et Murillo.
Il est le peintre de Séville, comme Greco est celui de Tolède, Memling de Bruges ou Canaletto de Venise. Des artistes qui ont sentis profondément l’âme de leur ville et la reflétaient dans leurs peintures, mais l’influençaient en même temps.
Il n’a quasiment peint que des sujets religieux, à part quelque très belles natures mortes.

L’immaculée Conception (1635)
(Sigüenza, Musée diocésain)
Un thème très aimé en Espagne et maintes fois traité par Zurbaran : L’Immaculée Conception, la Vierge presque enfant, la lune sous les pieds et la couronne de douze étoiles sur la tête, comme il est écrit dans l’Apocalypse. Les symboles de la Vierge apparaissent en filigrane. Dans le ciel : Porte du Ciel, escalier de Jacob, étoile du matin, miroir de justice ; et dans le paysage en bas : Tour de David, cyprès, palmiers…
La Vision de Saint Pierre Nolasque (1629)
(Prado Madrid)
Peinte avec 21 autres toiles pour le cloître du couvent de La Merced Calzada de Séville, la scène montre un ange, dont la tunique rose et bleue contraste avec l’austère bure écrue de l’habit des religieux mercédaires fondés par le saint.

L’Archange Gabriel (1631)
(Montpellier Musée Fabre)
La dévotion aux anges et archanges est forte au XVIIe siècle. Cet ange Gabriel pouvait soit faire partie d’une Annonciation, soit d’un groupe des trois archanges. Il porte un long sceptre d’or qui vient de l’art Byzantin, terminé par les lettres A et M, pour Ave Maria. Les couleurs de ses vêtements en taffetas de soie sont nacrés, ivoire et rose poudré.
L’Enfant Jésus se blesse à la Couronne d’épines (1645)
(Fondo Cultural Villar Mir Madrid)
Il existe une dizaine de version très aimée au XVIIe siècle : Jésus âgé d’une dizaine d’années, se pique à une couronne d’épines qu’il tresse en pensant à sa futur Passion. Maris interrompt son ouvrage de couture et les larmes lui viennent aux yeux. La beauté des deux visages est frappante, ainsi que la gravité et la maturité de l’Enfant-Dieu. Le violet de la tunique de Jésus et l’amarante de la robe de Marie évoquent le Carême et la Passion.
Marie-Gabrielle LEBLANC : (Professeur émérite de l’université de Grenoble III)
Trouvé sur wikipédia : deux natures mortes de Zurbaran.
Plat avec citrons, paniers avec oranges, et tasse avec rose
(vers 1633).
(Norton Simon Foundation, Los Angeles)
Tasse et vase (vers 1633)
(Musée du Prado Madrid)
La première exposition d’envergure depuis 26 ans sur Zurbaran, le grand peintre andalou, se tient à Bruxelles pour les 350 ans de sa mort.
Malheureusement, il n’y a pas les dates de l’expo !
Liviaaugustae