J'ai découvert au cours d'une lecture, ce poète qui est malheureusement, complètement oublié .
Je trouve pourtant ses poèmes, consacrés à l'amour magnifiques.
Je vous en offre un petit que je trouve tout à fait ravissant.
Liviaaugustae
(image internet)
Et le terrestre amour, nous fait voir l'Eternel.
"Souvent je me demande et je cherche en tout lieu
Ce qu’est Dieu sans l’amour, ou bien l’amour sans Dieu.
Aimer Dieu, n’est-ce pas trouver la pure flamme
Qu’on crut voir dans les yeux de quelque jeune femme ?
Dans cette femme aussi n’est-ce point ici-bas
Chercher comme un rayon du dieu qu’on ne voit pas ?
Ainsi, ces deux amours, le céleste et le nôtre,
Pareils à deux flambeaux, s’allument l’un par l’autre :
L’idéal purifie en nous l’amour charnel,
Et le terrestre amour nous fait voir l’éternel."
Auguste Brizeux
Un mot sur le poète
Auguste Brizeux
Julien Pélage Auguste Brizeux, né le 12 septembre 1803 à Lorient et mort le 3 mai 1858 à Montpellier, est un poète romantique breton.
Auguste est très tôt orphelin. Sa mère, épouse en seconde noces Jacques Boyer, dont elle aura trois fils. Il est donc confié dès la mort de son père à des oncles prêtres.
En1831, son premier recueil Marie, d'abord publié sans nom d'auteur, rencontre un vif succès. Alfred de Vigny et Sainte-Beuve en vantent les mérites. Poème narratif inspiré par ses souvenirs d'enfance et ses premières amours dans la campagne bretonne...
Cependant, Marie est aussi une allégorie de la Bretagne natale à laquelle le poète restera toujours attaché malgré l'éloignement... Quelques semaines après la parution de son recueil, Auguste Brizeux part pour l'Italie en compagnie d'Auguste Barbier, qui lui aussi vient de rencontrer un certain succès...
En 1834, Brizeux est nommé à l'Athénée de Marseille, en remplacement de Jean-Jacques Ampère, qui n'est autre que le fils du célèbre physicien André-Marie Ampère...
En 1841, il publie : Les Terraines, un recueil inspiré par l'Italie dont il fait la « seconde patrie de son âme », il publie aussi une traduction de la Divine Comédie.
Grâce à l'appuie de Vigny et Hugo, il publie le poème Les bretons, qui voit la consécration de son talent, il est couronné l'année suivante par l'Accadémie française....
Quelques jours après sa mort, Brizeux fut inhumé dans le cimetière de Carne à Lorient, il avait désiré que sa tombe fut couverte du feuillage d'un chêne :
« Vous mettrez sur ma tombe un chêne, un chêne sombre,
Et le rossignol noir soupirera dans l'ombre :
C'est un barde qu'ici la mort vient d'enfermer ;
Il aimait son pays et le faisait aimer. »
Aujourd'hui, Brizeux ne soulève plus guère l'enthousiasme d'admirateurs inconditionnels. Pourtant, dans les milieux bretons catholiques, jusqu'au début du XXe siècle, il resta longtemps le premier chantre du romantisme spirituel breton :
« Brizeux occupera parmi les poètes du XIXe siècle une place plus haute que celle qu'il a tenue pendant sa vie. Il en est de plus grands sans doute, mais il n'est le disciple d'aucun d'eux, il ne doit rien, ni à Lamartine, ni à Hugo, ni à Musset ; il a su garder intacte son originalité. Parce que la Bretagne est immortelle, Brizeux restera son grand poète national. Mais ce n'est pas assez dire. Il a enrichi la littérature française d'une branche nouvelle : la poésie intime, familière, basée sur l'amour du sol natal, du foyer domestique, et dans ce genre qu'il a créé, où la foule des rimeurs le suit aujourd'hui, il est demeuré le maître. Il appartient à la France entière, à tous les cœurs épris du bien et du beau, à tous ceux qui savent goûter la délicatesse des sentiments, l'élévation de la pensée, le charme et la mélodie du langage »
(Texte et image wikipédia)