J’ai écrit ce texte pour le jeu café/thé N° 61, de Brigitte « écureuil bleu », je trouve ce sujet superbe et la belle photo de Brigitte a beaucoup aidé mon imagination !
Comme support pour ce voyage, j’ai fait appel à mes souvenirs de lectures, de films, et aussi à mes souvenirs personnels de voyages vers la Guadeloupe en paquebot, des tempêtes que nous avons essuyés parfois et du ciel et de la mer bleus à l’infini, des poissons volants qui nous accompagnaient aussi…
Certes, les vents ne gênaient pas la marche du paquebot bien entendu, mais je pense que parfois la grosse mer l’empêchait d’aller à sa vitesse normale, car une fois nous sommes arrivés avec 1 jour de retard sur la date prévue, durant cette traversé, la mer avait été particulièrement tumultueuse, j’ai été malade pendant les 8 jours de traversée, comme un vieux chien…
Merci à Brigitte de donner l’occasion aux écrivains amateurs de noircir « numériquement », des pages.
L’Hermione amarrée au quai Richelieu à Bordeaux…
La très belle photo de Brigitte.
Retour dans notre île…
Nous embarquâmes au Havre, après bien des péripéties, sur l’Hermione, élégante frégate, qui devait nous ramener en Guadeloupe, …
Nous étions encore étourdis par le voyage en diligence depuis Paris, lorsque nous arrivâmes au port en ce début de semaine, les bruits des quais et celui des grues qui chargeaient les bagages des passagers et la nourriture nécessaire pour la traversée, accentuaient encore notre fatigue.
Nous nous installâmes dans les cabines. Mais le capitaine nous fit savoir que les vents étant contraire et la mer déchaînée, nous ne pourrions partir que dans 10 ou peut-être 15 jours…
Le ciel couleur d’encre, et le fracas de la mer, n’incitaient guère aux voyages !
Nous nous installâmes dans les hostelleries de la ville, afin d’attendre le départ, le plus confortablement possible. Les jours suivants, le soleil fit son apparition, il fit si beau, que plusieurs passagers, partirent se promener aux alentours de la ville. C’est ce jour-là qu’on nous avisa que le bateau était gréé et que le départ aurait lieu à midi. Le bateau leva l’ancre sans les promeneurs, qui apprirent cette mauvaise nouvelle quand ils revinrent en fin d’après midi.
Cependant, à peine sortit du port, nous fûmes pris dans une violente tempête, il fallut donc revenir au point de départ. Les retardataires en furent bien aises, ils purent quelques jours plus tard, embarquer sur l’Hermione, comme ils l’avaient prévu.
La tempête dura plusieurs longs jours. Le capitaine semblait si inquiet, que son inquiétude nous gagnait.
Enfin, le beau temps revint et la mer se calma, nous reprîmes la route des Amériques, espérant rattraper le temps perdu, afin d’arriver chez nous pour les fêtes de Noël.
Il faisait un temps splendide, le soleil brillait dans un ciel bleu très pur, des poissons volants accompagnaient le bateau …
Mais des vents contraires se levèrent, retardant la marche du navire et certains jours, le bateau restait immobile, petit point perdu sur la mer bleu turquoise à l’infini, pas un bruit dans cet univers liquide, c’en était oppressant.
La température très douce nous poussait sur le pont où l’on avait installé des fauteuils de toile à l’abri du soleil, et le temps s’égouttait lentement, les repas devenaient plus légers, pour ménager les provisions.
Finalement, un soir le vent se leva tout le monde s’en réjouit et nous pûmes reprendre notre route.
Nous arrivâmes le 23 décembre, après 2 longs mois de voyage épuisant, heureux de poser le pied sur la terre ferme, qui semblait mouvante sous nos pas…
Nous avons pu fêter Noël chez nous avec toute la famille réunie pour cette occasion.
Liviaaugustae