On entend depuis longtemps déjà les mêmes billevesées sur le chocolat.
Les idées reçues foisonnent, et parfois en le dégustant j'éprouvais un vilain petit sentiment de culpabilité, mais je viens de lire un article des plus réconfortant sur ce délicieux cacao, qui non seulement ne fait pas de mal (si toutefois on en abuse pas, car l'excès en tout nuit), mais au contraire nous apporte des tas de choses bonnes pour notre santé : calcium, fer, magnésium, il aide aussi à combattre le spleen... et bien d'autres choses encore, il ne faut donc pas s'en priver si on l'apprécie, ce qui est mon cas.
S'il vous reste des cloches, des poules, des œufs et des lapins de Pâques, dégustez les sans arrières pensées, ils n'auront aucune incidence mauvaise sur votre santé, je continue à déguster ceux qui me restent, en toute tranquillité...
Livia
Miam, Miam ! une montagne de carrés...
(image pixabay)
Certainement. Même si, en termes de calories, tous les chocolats se valent, côté nutriments, le noir possède un atout majeur que les autres n'ont pas: sa richesse en cacao. Or, cette matière première affiche l'une des plus hautes teneurs en antioxydants du monde végétal. C'est cela qui fait du chocolat noir un allié de choc contre le vieillissement cellulaire, doublé d'un puissant anti-inflammatoire.
Pas forcément, à condition de ne pas en abuser et de consommer du chocolat noir, fort en cacao. Riche en antioxydants, donc bénéfique à la santé en général et cardiovasculaire en particulier, il aide à faire baisser la tension artérielle mais aussi le mauvais cholestérol (LDL), car ses graisses sont surtout mono-insaturées (comme l'huile d'olive) et il contient des phytostérols, qui diminuent l'absorption du cholestérol alimentaire.
Côté diabète, le chocolat noir pourrait améliorer la sensibilité à l'insuline et donc aider à réguler la glycémie. De plus, sa richesse en fibres lui confère un indice glycémique faible (IG 20 à 30 contre 50 à 70 pour le blanc) qui ne fait pas bondir le taux de sucre dans le sang. Mais il faut le déguster dans la foulée du repas, sinon la charge glycémique augmente.
Non, car cela revient à avaler des édulcorants plus ou moins naturels et souvent nocifs pour le microbiote. Mieux vaut acheter du vrai chocolat, idéalement chez un chocolatier artisanal. Et scruter la teneur en sucre, qui peut atteindre 50% voire 60%. Privilégier les produits qui ne contiennent pas d'émulsifiants.
2à 4 de chocolat noir à 85% que l'on peut manger par jour pour bénéficier de ses nutriments sans trop impacter la balance. À valider avec son médecin en cas de problèmes rénaux ou de triglycérides élevés. Et à éviter après 14 h pour les petits dormeurs: le chocolat noir contient de la caféine.
Ils contiennent bien plus de calcium que le noir (environ 240 mg/100 g contre 50 mg) mais ce n'est pas là l'intérêt santé du chocolat, qui tient avant tout à la quantité de matière sèche de cacao. Or, celui au lait en abrite nettement moins que le noir (environ 25% contre 45%) et le blanc est uniquement composé de beurre de cacao, de lait et de sucre. Sans forcément les bannir, se mettre au chocolat noir peut être une bonne idée…
En commençant par un produit "à croquer" (pour les desserts), puis à 70% de cacao. Plus le chocolat en est riche, plus la palette de ses arômes satisfait le palais, qui peut alors se contenter d'un carré ou deux. À l'inverse, l'alliance gras et sucre des autres chocolats, en activant le système de récompense dans le cerveau et en bridant les capteurs de satiété, incite à boulotter une tablette sans même s'en rendre compte!
Parce qu'il est riche en magnésium (régulateur du système nerveux) et en fer (antifatigue), et surtout parce qu'il contient des psychostimulants (de la théobromine, un alcaloïde apaisant, et du tryptophane, un acide aminé qui stimule la production d'endorphines, les fameuses hormones du bien-être). Le chocolat noir à 85% de cacao, le mieux doté en psychostimulants, renferme deux fois plus de magnésium que celui au lait. En 2019, une étude* a même conclu que la consommation régulière de chocolat noir diminuait de 70% le risque de symptômes dépressifs! Un effet qui n'existe pas avec le chocolat blanc ou au lait: leur effet apaisant n'est dû qu'au sucre qui, contrairement au cacao, perturbe le microbiote intestinal, siège de l'immunité mais aussi de la bonne santé mentale.
*Menée pendant sept ans sur 13 626 adultes américains et parue dans la revue médicale Depression & Anxiety, octobre 2019.
C'est un mythe datant des Aztèques et perpétué sous Louis XIV, où les boissons chocolatées étaient gorgées d'épices et de piments pour en masquer l'amertume. L'effet stimulant sur la libido venait de ces ajouts, pas du cacao en lui-même… même si sa consommation provoque une sécrétion d'endorphines, source de volupté.