Par Liviaaugustae
Enseigne d'un coiffeur... (aujourd'hui)
(image internet)
Dans la Rome Antique, chaque boutique a son enseigne, comme nos commerçants actuels...
Elles sont généralement fixées au-dessus de l'entrée, mais parfois elles sont accrochées telles des banderoles aux poutres des portiques pour que l'on puisse les voir de loin. Ces enseignes sont réalisées a partir de plaque de bois, de marbre ou de terre cuite, et sont le plus souvent sculptées en relief, et à défaut de néons lumineux, affichent des couleurs clinquantes.
Cinq cuissots de porc alignés indiquent une boucherie. L'enseigne d'à côté représente une chèvre : on vend ici des produits laitiers, et au mur il y a de petits paniers remplis de ricotta enveloppés dans des feuilles de vigne.
Amphores signalant la taverne
Un peu plus loin, trois amphores signalent une taverne. Puis à l'angle d'une ruelle on peut lire sur un autre panneau : nous vous proposons poulet, poisson, jambon, paon et gibier. Le restaurateur a ajouté un cœur en signe de bon accueil.
L'intérieure d'une taverne
Vient ensuite la boutique d'un marchand de tissus, on le comprend aux coussins qui pendent au-dessus de la tête des clients et aux précieuses étoffes posés telles des serviettes de bain sur des tringles de bronze. Puis juste après vient la bijouterie qui vend des colliers en pâte de verre, et des bracelets en or en forme de serpent... Hilarus aperçoit enfin la boutique d'un parfumeur. L'enseigne nous apprend qu'il se nomme Sextus Apparonius Justinius. Dès le seuil on est enivré de fragrances. La boutique est surtout fréquentée par des femmes, mais quelques hommes sont là aussi. N'allez pas croire que les cosmétiques masculins sont une invention de notre temps. Dans l'Antiquité, bien des hommes usaient de parfums, de crèmes et d'onguents.
(Extrait de : Empire, d'Alberto Angela)
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