Par Liviaaugustae
C’était il y a longtemps… !
Nous les avons sans doute lu dans des livres, entendu au cinéma dans les films, ou dans les pièces de théâtre (Molière par exemple) retraçant des faits historiques dans lesquels, surtout les hommes, juraient (les femmes n'y avaient pas droit et c'est tant mieux) avec les mots que j'ai répertoriés ci-dessous :
Scrogneugneu (qui exprime le mécontentement)
Bigre (qui exprime, la crainte ou l'étonnement)
butor (grossier personnage)
Diantre ( qui exprime l'admiration ou l'étonnement)
Ventrebleu ( qui exprime la surprise et l'étonnement)
Saperlipopette ou Saperlotte ( qui exprime le dépit)
Tudieu (juron familier au XVIe et XVIIe siècle, employé notamment par Molière et Georges Sand)
Les mots Sapristi et Sacrebleu, utilisés pour marquer un étonnement, sont des altérations de termes religieux. Ils viennent respectivement de "Sacristi" et "Sacre de Dieu", et sont des substituts créés pour éviter le blasphème (paroles qui outragent une divinité ou une religion) (qui exprime la colère ou l'indignation c'était autrefois considéré comme un blasphème )
Palsembleu (juron datant du XIVe siècle)
Morbleu (qui exprime la colère mêlée d'impatience)
Ventre saint-gris (juron attribué à Henri IV)
Pardieu (de et par Dieu, qui renforce l'affirmation)
Et bien qu'à l'époque où ils étaient employés, ces jurons-là faisaient scandale – ils n'étaient d'ailleurs employés que parcimonieusement – je les trouve quand même moins vulgaires, moins grossiers et moins crus que les jurons employés aujourd'hui, qui donnent dans le sexe ou la scatologie.
Livia
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
