Par Liviaaugustae
Monsieur de Saint-Exupéry avait déjà sentit le monde se désagréger dans les années 40.
J'ai souligné tout ce qui se voit aujourd'hui comme le nez au milieu de la figure de l'abandon de notre civilisation et de notre patrimoine.
Livia
Antoine de Saint-Exupéry devant son avion en 1933
(image wikipédia)
« Cela m'est bien égal d'être tué en guerre. De ce que j'ai aimé que restera-t-il ? Autant que des êtres, je parle des coutumes, des intonations irremplaçables, d'une certaine lumière spirituelle, du déjeuner dans la ferme Provençale sous les oliviers, mais aussi d'Haendel.
Nous aurons de parfaits instruments de musique, distribués en grande série. Mais où sera le musicien ?
Les choses qui subsisteront je m'en fous. La civilisation est un bien invisible, puisqu'elle porte, non sur les choses, mais sur les invisibles liens qui les nouent l'une à l'autre, ainsi et non autrement ! »
« Les liens d'amour qui nouent l'homme d'aujourd'hui aux êtres et aux choses, sont si peu tendus si peu denses, que l'homme ne sent plus l'absence comme autrefois. »
« On nous a coupé les bras et les jambes, puis on nous a laisser libre de marcher. Mais je hais cette époque, où l'homme devient, sous un totalitarisme universel, bétail doux, poli et tranquille.
On nous a fait prendre çà pour un progrès moral.»
« L'homme robot, l'homme termite, l'homme oscillant du travail à la chaîne... L'homme châtré de tout son pouvoir créateur et qui ne sait même plus, du fond de son village, créer une danse ou une chanson. L'homme que l'on alimente en culture de confection, en culture standard, comme on alimente les bœufs en foin. C'est cela l'homme d'aujourd'hui. »
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