Par Liviaaugustae
Samedi 11 novembre 2023
Il y aura des commémorations devant les monuments aux morts dans chaque ville et village de France.
Tous ces soldats sont morts en principe pour que règne la paix, leur sacrifice malheureusement a été vain, la guerre fait rage encore et toujours !
Le poème ci-dessous a été écrit en 1792, la révolution battait son plein, à cette époque les têtes tombaient comme les feuilles mortes en automne.
Livia
« L’unité ! Telle est, Français, la raison qui [...] nous rassembla souvent et nous rassemble en ce moment même autour des Monuments aux Morts de nos villes et de nos villages » (le 2 août 1964)
Charles de Gaulle
C'est tout ce qui reste de ces hommes... des visages en pierres.
(image pixabay)
La Mort
La mort, reine du monde, assembla certain jour,
Dans les enfers, toute sa cour.
Elle voulait choisir un bon premier ministre
Qui rendît ses états encore plus florissants.
Pour remplir cet emploi sinistre,
Du fond du noir Tartare avancent à pas lents
La fièvre, la goutte et la guerre.
C'étaient trois sujets excellents ;
Tout l'enfer et toute la terre
Rendaient justice à leurs talents.
La mort leur fit accueil. La peste vint ensuite.
On ne pouvait nier qu'elle n'eût du mérite,
Nul n'osait lui rien disputer ;
Lorsque d'un médecin arriva la visite,
Et l'on ne sut alors qui devait l'emporter.
La mort même était en balance :
Mais, les vices étant venus,
Dès ce moment la mort n'hésita plus,
Elle choisit l'intempérance.
Jean-Pierre Claris de Florian.
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