La langue française n’hésite pas à emprunter des prénoms pour former des expressions que nous utilisons très souvent.
Mais d'où viennent-elles, et comment sont-elles nées ?
J'ai composé une petite histoire avec lesdites expressions, ainsi que leur origines.
Livia
Catherine, Jules, Etienne, Blaise, Balthazar, etc...
(image internet)
Comme aujourd'hui, elle « coiffait Sainte Catherine », « elle pleurait comme une Madeleine », quand son « Jules » arriva « en faisant le Jacques », il était « tranquille comme Baptiste ». C'est ce qu'elle trouvait agréable chez lui, il était toujours content. Après avoir séché les larmes de son amie, il lui proposa de faire un tour et lança à la cantonade « en voiture Simone » ! « on fonce Alphonse » !
Mais avant de partir, comme il avait très soif il se servit à boire, aussi « à l'aise que Blaise » et porta un toast comme il le faisait toujours et levant son verre il lança : « à la tienne Etienne » !
Ils partirent donc « au hasard Balthazar » vers la plage où il devaient retrouver des amis.
Mais là ! catastrophe ! La plage était recouverte de varechs ! « C'est un coup du père François » s'exclama-t-il !
Et quand les amis arrivèrent à leur tour ils furent très déçus, « tu parles, Charles » ! Faire tout ce chemin pour se retrouver « gros Jean comme devant », çà énerve !
Allez, « Relax Max », nous irons ailleurs, faire une partie de pétanque, la dernière fois j'ai « baiser Fanny », cette fois je vais gagner, sinon je « t'appellerai Arthur !
Livia
Origines de ces expressions :
*Avoir un Jules
En apparence, la formule est charmante. Quelque peu surannée. Peut-être est-ce votre grand-mère qui l’emploie. Mais sachez néanmoins que l’expression est loin d’être innocente. En effet, elle vient de l’appellation «Julot» qui désignait autrefois un «maquereau».
* Pleurer comme une madeleine
L’expression est célèbre. Elle signifie «être inconsolable». Mais ne vous laissez pas duper! Ici, la «madeleine» ne fait guère allusion au gâteau chéri de Proust, mais à Marie-Madeleine, personnage de l’Évangile et ancienne prostituée repentie, qui «après la crucifixion de Jésus, est prise de remords au sujet de la vie dissolue qu’elle avait menée auparavant, et se serait agenouillée au pied de la croix et aurait versé des torrents de larmes tout en confessant ses péchés». Ses pleurs auraient alors lavé les pieds du Christ. Ainsi, l’on associa le fait de «pleurer à chaudes larmes» à cette figure. Fait intéressant, au XIIIe siècle, «faire la madeleine» signifiait «faire semblant d’avoir des remords», ou encore, «prendre un air faussement contrit».
* Coiffer Sainte-Catherine
Là encore, la formule est désuète. Elle signifie «pour une femme, arriver à l’âge de vingt-cinq ans en n’étant pas mariée», note Georges Planelles dans ses 1001 expressions préférées des Français. «Sainte Catherine, jeune femme pieuse, très érudite et restée vierge, est morte au IVe siècle, décapitée après avoir été partiellement déchiquetée par des roues armées de pointes et de rasoirs», raconte l’auteur. C’est ainsi qu’elle devint la patronne des jeunes filles mais également des étudiants et des philosophes. À noter que son nom vient du grec katharos, «pur».
Au XVIe siècle, il était d’usage pour les jeunes filles célibataires et vierges d’honorer la mémoire de leur patronne tous les ans, le 25 novembre. Les catherinettes se coiffaient aux couleurs de la Sainte et imploraient sa pitié : «Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout». Elles se rendaient à l’église et couvraient les statues de leur sainte de guirlandes de fleurs, de chapeaux et parfois de rubans. D’où l’expression...
(Il y a bien longtemps que Sainte Catherine est tombée en désuétude, les filles ont des Jules très tôt aujourd'hui et ne coiffent plus sainte Catherine ! Livia)
* A la tienne Etienne : A ta santé (utilisé pour trinquer)
Origine : Expression française issue d'une chanson paillarde du même titre où à la tienne fait référence à la santé et est synonyme donc du fameux à ta santé plus connu.
Elle est écrite selon la figure de style de la paronomase qui se baserait sur un jeu de mots reposant sur la ressemblance phonétique entre deux termes et joue comme une rime d'où le choix du prénom Etienne qui rime à la perfection avec le mot tienne et l'usage de ce procédé d'écriture est très fréquent dans les textes humoristiques et les dictons et expressions.
* Faire le Jacques
À savoir: «faire l’imbécile (avec une connotation positive, dans le cas de plaisanteries et drôleries, ou négative, dans le cas de bêtises)». La formule apparaît vers 1880. Jacques, Jean, Gilles, Guillaume... Au XIXe siècle, ces prénoms désignent un «simple d’esprit, un naïf, un niais». Cependant, il se pourrait bien que l’expression vienne d’Outre-Manche, «où la locution anglaise to play the Jack utilisée par Shakespeare, voulait dire ‘‘faire le farceur ou le fourbe’’»
Traduction : Accélère le pas.
Traduction : Au pif. En Anglais, on dit « Balthazar, at Random.
Traduction : n’avoir peur de rien. La belle vie en somme.
Traduction : Prends pour une pomme.
Traduction : Perdre une partie de pétanque sans avoir remporté un seul petit point.
Traduction : Pas de panique, tu n’as rien à te reprocher, la vie est belle, les oiseaux chantent.
Traduction : Bouge ton popotin et plus vite que ça !
Traduction : C’est tellement facile, que j’ai fait ça les doigts dans le nez.
Traduction : Avoir eu de grands espoirs et se retrouver comme un con le bec dans l’eau parce que le plan a complètement capoté.
Traduction : se faire engueuler bien comme il faut.