Les Incroyables et les Merveilleuses…
Nos punks seraient épatés, s’ils jetaient un coup d’œil à cette page d’histoire qui nous raconte la naissance des punks !
Pour voir les délires vestimentaire et capillaire des « Incoyables et des Meveilleuses »…
Clic sur le lien :
https://www.youtube.com/watch?v=bP1oojZfsfQ
Un Incoyable et une Mèveilleuse…
Les incroyables et Merveilleuses sont un courant de mode de la France du Directoire caractérisé par sa dissipation et ses extravagances, en réaction à la sombre tristesse qu’avait répandue la Terreur !
Le 27 juillet 1794, la chute de Robespierre, marqua le début de la réaction thermidorienne.
Dès le lendemain de sa mort sur l’échafaud, on vit réapparaître les carrosses, il y eut de nouveaux maîtres, les magasins rouvrirent…
Quand la loi du maximum fut abolie, et surtout, quand le Directoire eut succédé à la Convention, les français sortis des prisons ou revenus d’exil, ou tout simplement soulagés de voir la fin de la Terreur, se jetèrent avec frénésie dans tous les plaisirs.
C’est dans cet environnement que la jeunesse, qui décidait du bon ton de l’époque (mais aujourd’hui, n’est-ce pas la même chose ?), depuis le choix du costume, jusqu’aux formes de langage, lança une nouvelle mode : Les hommes élégants des muscadins, merveilleux ou incroyables, portaient de longues tresses de cheveux, tombant sur les épaules, ou les cheveux rabattus le long des tempes que l’on nommait « oreilles de chien » ; un peigne en écaille relevait, derrière la tête, de manière à figurer un chignon et à rappeler la toilette des condamnés à mort, des cheveux qui devaient être coupés avec un rasoir et non avec des ciseaux, jugés trop vulgaire. Ils portaient d’immenses anneaux aux oreilles, d’énormes lunettes sur le nez ou bien un énorme binocle à long manche devant les yeux, comme s’ils étaient affectés de myopie.
Non contents de paraître myopes, contrefaits et malingres, les incroyables et les merveilleuses se signalaient également par la singularité de leur langage…
Ils refusèrent de prononcer la lettre « R » ayant encouru leur disgrâce, pour constituer la première lettre du mot « Révolution », […]
Les élégantes de 1797 ne restèrent pas en arrière de leurs cavaliers : les Merveilleuses empruntant à l’Antiquité païenne, prétendirent s’habiller ou plutôt se déshabiller à la grecque ou à la romaine ( les romaines ne sortaient pas presque nues, c’était strictement interdit, à Rome et elles se seraient fait sûrement arrêter).
Leurs toilettes consistaient principalement en manteaux, costumes, tuniques à la grecque. La Mythologie étant au goût du jour, il y eut des tuniques « à la Cérès, à la Minerve, des robes à la Flore »… Ne se revêtant que d’étoffes légères et diaphanes, les robes n’avaient pas de poches, elles imaginèrent de porter des sacs, appelés « balantine » d’un mot grec et « réticules » d’un mot latin.
Elles se chaussaient de sandales attachées au-dessus de la cheville par des rubans ou des lanières entrecroisées garnis de perles, comme les pieds étaient nus elles imaginèrent de porter des bagues de prix à chaque orteil. Et des cercles d’or aux jambes…
Sur une vaste perruque, elles arboraient d’immenses chapeaux, ou portaient les cheveux courts et frisés comme ceux des bustes romains. (Les bustes romains, copiés par les Merveilleuses, (qui n’en avaient que le nom), étaient des bustes d’hommes, les femmes romaines portaient les cheveux longs coiffés en chignon).
Certaines très audacieuses, portèrent des robes de gaze transparent, si légères, si diaphanes qu’elles étaient plus indécentes qu’une entière nudité. Des personnes s’étant scandalisées, une réprobation générale s’éleva contre ces Merveilleuses, qui furent contrainte d’aller… se rhabiller !
Parisiennes en costumes d’hiver (1799)
(Caricature anglaise de Cruikshank)
On se demande comment elles supportaient le froid de l’hiver dans pareils tenues ?
Ah ! S’il voyait !
(Gravure satirique anonyme de 1797, montrant un aveugle déchirant par mégarde la robe transparente d’une Merveilleuse exposant ses fesses au public)
Texte et images wikipédia
Avant-hier, j’ai rencontré en ville, une fille au loock très spécial !
Cette rencontre m’a donné l’idée de faire des recherches sur les incroyables et merveilleuses, dont l’apparence n’étaient pas des plus élégante, comme vous avez pu le constater…
La sottise humaine, qui est sans limites, fut là étalée dans toute son horreur !
Liviaaugustae