Par Liviaaugustae
Un poème bien inspiré pour les grandes marées…
Clic sur le lien ci-dessous pour écouter et voir la mer dans une éblouissante vidéo :
https://www.youtube.com/watch?v=sWW7pfXlYLY
La côte sauvage
(Claude Monet 1886)
Pendant la tempête
La barque est petite et la mer immense ;
La vague nous jette au ciel en courroux,
Le ciel nous renvoie au flot en démence :
Près du mât rompu prions à genoux !
De nous à la tombe, il n'est qu'une planche.
Peut-être ce soir, dans un lit amer,
Sous un froid linceul fait d'écume blanche,
Irons-nous dormir, veillés par l'éclair !
Fleur du paradis, sainte Notre-Dame,
Si bonne aux marins en péril de mort,
Apaise le vent, fais taire la lame,
Et pousse du doigt notre esquif au port.
Nous te donnerons, si tu nous délivres,
Une belle robe en papier d'argent,
Un cierge à festons pesant quatre livres,
Et, pour ton Jésus, un petit saint Jean.
THEOPHILE GAUTIER
Une prière plus qu’intéressée, la vie sauve, contre : une robe en papier d’argent, un cierge et un petit saint jean, ce n’est pas cher payé !
Quand tout va bien, l’homme ne pense pas à Dieu, quand il n’affirme pas son inexistence. Et lorsque tout va mal, qu’il a tout essayé, que sa vie est en jeu, alors il marchande son aide, en affirmant qu’il prie !
Liviaaugustae
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