« Voir la Bretagne et...y revenir ! »
Pour y faire un petit tour, clic sur le lien ci-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=YENDgFU1Znw
Livia
Le Gwen ha du
Le drapeau breton, dont le nom signifie blanc et noir, a été dessiné au début du XXe siècle, en s’inspirant du blason de Rennes et de la bannière étoilée des Etats-Unis. Les bandes symbolisent les neuf provinces historiques de la Bretagne : les blanches pour la Basse-Bretagne (Trégor, Léon, Cornouaille et Vannes), et les noires pour la Haute-Bretagne (Dol, Nantes, Rennes, Saint-Malo et Saint-Brieuc). Les mouchetures d'hermine, dont le nombre peut varier, évoquent les ducs de Bretagne, dont elles sont le symbole.
Du Moyen Âge au début du XXe siècle, les Bretonnes ont porté des coiffes au quotidien, chaque pays ayant sa forme particulière. Par ses broderies et ses décorations, la coiffe en tulle de coton ou toile de lin renseigne sur le statut de la femme (jeune fille, mariée, veuve ou en deuil), et son niveau social. Elles sont encore portées lors des pardons et par les cercles celtiques lors d’événements festifs.
Depuis trente ans, Robert Coudray façonne dans le bocage morbihannais, à Lizio, un univers insolite et extravagant, dans un esprit oscillant entre Tim Burton et le Facteur Cheval. Ce bricoleur de génie, un peu touche-à-tout (prof de techno, cinéaste, tailleur de pierre, fabricant de char de carnaval, crêpier, agriculteur…), utilise du matériel de récupération ou de recyclage pour construire des tours fantasmagoriques et bancales, des automates animés et sonores, ou des machines improbables (engins cinétiques ou volants, fontaines musicales, totems de vent…), dans le seul but d’émerveiller. En plus, cet "écolomusée" est à la pointe des énergies renouvelables !
(Pas d'image, si vous désirez visiter ce village, clic sur la lien cis-dessous :
https://www.youtube.com/watch?v=Q-YQa-N9BoI
En Haute-Bretagne (à l'Est), l'authentique galette de sarrasin se compose seulement de trois éléments : la farine, le sel, et l'eau. Quant à l'œuf, les crêpiers ne l'utilisent qu'en garniture.
Doté d'une force herculéenne et d'un courage exemplaire, Georges Cadoudal (1771-1804), royaliste convaincu, fut l’un des grands chefs de guerre de la chouannerie, nommé général par ses propres troupes. Mort sur l’échafaud en 1804, il a son mausolée à Auray, sa statue à Bignan, et seize rues portent son nom en Bretagne, ainsi qu'un chemin sur la presqu'île de Locoal, qui mène à l'une de ses cachettes.
Quand il a restauré et décoré cette église romane à Tréhorenteuc (Morbihan), de 1942 à 1960, l’abbé Gillard a souhaité mêler le christianisme à la légende arthurienne. On y voit ainsi un vitrail « du Graal », le Christ représenté par un cerf, et un chemin de Croix où Marie-Madeleine a les traits de la fée Morgane !
À quelques encablures de la plage de Pen-Hat (Finistère), un champ ouvert est planté d'une soixantaine de menhirs en granit, alignés sur une droite et deux lignes perpendiculaires. Ce site mégalithique datant du néolithique contient beaucoup moins de pierres levées que celui de Carnac (Morbihan), mais il est tout aussi fascinant.
Les récoltes d'algues pour fertiliser les jardins potagers et les champs se pratique en Bretagne depuis des siècles, particulièrement dans le Finistère. Les goémoniers récoltent les algues à pied ou depuis un bateau goémonier. Pour en savoir plus, il faut visiter la Maison de l'algue à Lanildut, premier port de déchargement d'algues en Europe.
Danses collectives, musiques traditionnelles, le fest-noz est un événement festif incontournable en Bretagne (près d’un millier sont organisés chaque année !), une pratique vivante se nourrissant d'un répertoire pléthorique de milliers d'airs et de danses, qui diffère d'un village à l'autre. Créée dans les années 1950 pour faire revivre les rassemblements festifs de la société paysanne bretonne, la « fête de nuit » est inscrite depuis 2012 au patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l’Unesco. Un bon moyen d'intégration pour les Bretons d'adoption et pour les touristes !
Au large de la Côte de Granit rose, dans les Côtes-d'Armor, cette réserve naturelle, constituée de cinq îles et deux récifs (nommée Sept-Îles par une francisation du breton ar jentilez puis sentiles), abrite la plus importante colonie d'oiseaux de mer de France : l’unique colonie française de fous de Bassan (22 000 couples) et 175 couples de macareux moines (?? 240 en 2019). C’est d’ailleurs pour protéger cette espèce en voie de disparition en raison des nombreuses parties de chasse organisées sur ces îles que la Ligue de protection des oiseaux (LPO) fut créée en 1912. Autour de l'archipel vit une colonie de phoques gris d’environ 40 individus, que l'on peut observer lors d'une sortie encadrée en bateau, seul moyen d'accéder à l'archipel. La compagnie Armor Navigation dispose de vedettes à moteur, mais il est plus plaisant d'y aller avec le Sant C'hireg, une réplique d'un langoustier à voile (photo).
Selon la légende, la fée Viviane (ou Niniane) a emprisonné Merlin dans la forêt de Brocéliande (associée à la forêt de Paimpont, Ille-et-Villaine), afin de le garder auprès d'elle grâce à un sortilège que celui-ci lui a révélé par amour… Elle résiderait dans un palais de cristal dissimulé dans un lac, devant le château de Comper. C'est l'histoire contée au centre arthurien du château, bien qu’elle ait été, en fait, inventée par l'écrivain Jean Markale (1928-2008), auteur du Cycle du Graal.