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Les trésors des greniers...

 

 

Dans presque quasiment tous les châteaux, se trouve une galerie où les portrait des ancêtres sont accrochés, portraits auxquels les descendants sont très attachés, car sans les ancêtres accrochés aux murs, ils ne seraient pas sur terre aujourd'hui !

 

Dans les bibliothèques de ces mêmes châteaux, s'entassent de vieux grimoires, manuscrits et livres, qui content tous les exploits des-dits ancêtres.

 

Et les greniers immenses doivent contenir des merveilles aussi...

 

 

Caverne d'Ali Baba...

 

(image pixabay)

 

 

 

Chez nous il n'y avait pas de galerie spécifique pour les portraits de famille, sur un guéridon dans le salon de mes grands-parents, il avait une photo de l'arrière grand père trônant dans un joli cadre, à côté de lui, il y avait son épouse dans un autre cadre, c'était une très belle femme, mais je crois qu'elle m'aurait intimidée, car elle avait grande allure, pas le genre de grand-mère dans les bras desquelles on a envie de se blottir.

 

Mais nous avions des greniers – sûrement moins grands que ceux des châteaux – mais assez tout de même pour faire rêver des gamins en quête de curiosités et j'ai toujours eu une passion pour tout ce que contenaient ses greniers-là.

 

 

Lettres, photos et vieux grimoires...

 

(image pixabay)

 

 

 

Les vieux livres, les vieux papiers, les lettres, toutes ces choses d'antan qui traînaient dans les tiroirs des vieux meubles des greniers chez mes grands parents, attisaient notre curiosité, certains de ces papiers jaunis et parfois tout gondolés par l'humidité et la chaleur, narraient la Saga de notre famille, il y avait aussi de vieilles photos – ces dernières nous amusaient beaucoup quand on voyait les grands parents, les oncles et les tantes, ainsi que papa, dans les toilettes et costumes d'autrefois, et les maillots de bain nous faisaient beaucoup rire.

 

Mes ancêtres sont partit de Galway en Irlande, ont passé par la France, puis sont partit pour les Amériques, comme on disait alors, pour finalement atterrir aux Antilles, ces dernières faisant partie des dites Amériques, et s'y sont installés et jusqu'à aujourd'hui ma famille y est restée.

 

Je passais des après midi entières avec l'un de mes frères dans le «galetas » (grenier en Guadeloupe) chez mes grands parents, on fouillait partout et a nous deux on essayait de déchiffrer ces vieux papiers-là, ce n'était guère facile, car il y en avait de vraiment très vieux qui étaient rédigés en gaélique et comme nous n'y comprenions rien, nous les remettions très vite là où nous les avions trouvés, d'autant qu'ils étaient un peu loqueteux et partaient en lambeaux, d'autres étaient en vieux françois , ils n'avaient pas plus d'allure, et nous ne pouvions pas les lire non plus.

 

Ce que je préférai par dessus tout, c'était les lettres des aïeules, et un jour, nous avons trouvé un trésor, le journal tenu par une de nos aïeule, écrit d'une belle écriture comme on savait le faire autrefois, à l'encre violette et à la plume, avec beaucoup de talent, elle décrivait la vie d'avant ; le cyclone de 1870, la famille isolée à la Prise-d'Eau, les routes étant coupées par des arbres déracinés, de l'eau dans la maison qui avait imbibé les matelas qu'il étaient impossible de faire sécher car la pluie continuait à tomber d'un ciel noir, inlassablement, durant des jours et des jours...

 

J'ai connu ce genre de situations des siècles plus tard et bien que nous avions un peu plus de confort qu'à l'époque de cette aïeule, je peux vous assurer que ces cyclones donnaient – donnent toujours d'ailleurs – un coup d'arrêt à la vie de tous les jours, il y a presque aux premiers coups de vent la rupture du courant, lampes de camping, lampes à pétrole, ainsi que les bougies ressurgissent des placards. Pas d'électricité, pas de frigo, il faut se dépêcher de manger tout ce que les congélateurs contiennent – après le cyclone Hugo dans les années 90, nous avions fait cuire toutes les provisions que contenaient nos congélateurs, nous nous sommes réunis chez mes parents et avons festoyé durant plusieurs jours à midi et le soir venu à la bougie – en y repensant aujourd'hui, cela me fait sourire et fait remonter de bons souvenirs – cependant, pour rien au monde je n'aimerai revivre un cyclone !

 

Mon aïeule décrivait aussi un séjour en France, après un voyage en bateau à voiles entre la Guadeloupe et la France – ce dernier durait presque un mois, voir plus si les vents étaient contraires – j'admire mes ancêtres d'avoir oser entreprendre dans ces bateaux-là, ce grand voyage depuis l'Irlande pour arriver jusqu'en Guadeloupe – ce journal m'a passionné, je l'ai gardé et relis parfois des passages...

 

Et dans l'un de ces greniers, (ils étaient au nombre de trois), il y avait deux énormes armoires, l'une était toute pleine de bibelots – petites porcelaines, représentant des princesses, des bergères, parfois des fleurs et des fruits, des coffrets à bijoux en acajou incrusté d'ivoire (j'ai réussie a en obtenir un) contenant des tonnes de monocles, de lorgnons, de montres de gousset et quelques bijoux de pacotille que je m'amusais à essayer, de vieux encriers avec leur plumes d'oie complètement hérissées par le temps, des éventails en soie peinte dont la soie malheureusement partait en lambeaux, deux couronnes de mariées jaunies sous leurs globes de verre, des carnets de bal avec quelques noms à demi effacés, des flacons de parfums – il y en avait un en forme de cygne que j'aimais beaucoup, ma grand-mère m'a permis de le prendre – et bien sûre moult albums de photos ainsi que des cadres contenant des photos.

 

L'autre armoire était une sorte de « dressing », elle contenait des robes – il y avait même une robe de mariée, que j'ai essayé, mais lorsque, ravie de ma trouvaille, j'ai été me montrer habillée en mariée, ma nounou poussa des cris d'orfraies disant «que cela portait malheur » et me l'a fait enlever très vite – sur l'étagère du haut s'empilaient ; des chapeaux en feutre, de jolies capelines en paille blanche garnies de fleurs et de fruits défraîchis par les ans, il y avait aussi un chapeau noir avec un long voile de deuil, de longs gants en satin jauni et tout en bas de l'armoire il y avait plusieurs paires de chaussures...

 

Mode du temps jadis qui nous amusait – mais rien ne se démode autant que la mode, qui est un perpétuellement recommencement – (je pourrai porter certaines robes qui se trouvaient dans cette armoire, dont impressions et modèles reviennent à la mode aujourd'hui).

 

J'avais une grande attirance pour ces objets qui avaient cessé de plaire, délaissés, confits dans la naphtaline et abîmés par le passage du temps, ils racontaient des histoires, gaies et légères d'amour et de bal, ou des histoires tristes de deuils dans la famille...

 

J'ai passé de merveilleux moments dans ce galetas, qui était pour moi une véritable caverne d'Ali Baba.

 

Livia

 

 

 

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L
Bonsoir ma chère Chantal <br /> Au grenier de mes parents, j'adorais il y avais u gramophone et des disques qui cassaient, j'ai créé des dommages et quand j'ai eu mon magasin d'antiquités, je faisais les ides grenier .<br /> Bonne soirée et gros bisous <br /> Méline
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D
Ainsi vous êtes une descendante de migrants venus d'Irlande. Nous sommes tous des migrants.. 
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L
Coucou LiviaSuperbe, ton billet ! J'aurais adorer fouiner avec toi dans ce grenier, il regorgeait de merveilles ! Jamais vu un grenier avec de telles splendeurs.....Waouuuuh !J'ai vraiment un faible pour les greniers, bien que les dépendances et greniers de la maison de ma mère comportaient, tout comme celui de sa maman, que de choses sans intérêts.... et nous étaient interdits ! <br /> Le carnet de ton aïeule est une merveille, vraiment, qui mériterait d'être publiée !<br /> Merci Livia, très beau billet<br /> Bisous
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F
Des beaux souvenirs, merci pour partager :)<br /> Passe une bonne journée Livia
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É
Bonjour Chantal. J'aime quand tu partages avec nous tes souvenirs. Ce grenier devait être fabuleux et le journal que tu as trouvé est un vrai trésor. Bonne journée et bisous
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