Buste de Démosthène
(copie romaine de Polyeuctos)
Démosthène, né à Athènes en 384 avant J.C., et mort à Calaurie en 322 avant J.C, est un homme d'Etat Athénien. Grand adversaire de Philippe II de Macédoine, il est l'un des plus grands orateur attiques.
Ses problèmes d'élocution lui valurent le surnom de bègue, défaut qui, dit la légende, le contraignit à s'entraîner à parler avec des cailloux dans la bouche.
«Ma première recommandation, athéniens, c'est de ne pas désespérer de la situation, si mauvaise qu'elle vous paraisse. Car, croyez-moi, ce qui vous a le plus nuit dans le passé se trouve être précisément ce qui doit le plus vous rassurer dans l'avenir. Comment cela ? C'est que le triste état de vos affaires tient à ce que vous n'aviez rien fait de ce qu'il fallait. Et, en effet, si vous aviez fait tout le nécessaire et que la situation fut ce qu'elle est, alors il n'y aurait aucun espoir de la voir s'améliorer. Oh Athéniens ! Cette interjection a été reprise, de siècle en siècle, par tout ce qui se préoccupait du sort commun de notre nation. Que faut-il donc faire ? A cela, je répondrai, moi, en toute justice, ce qui est la pure vérité : Ne pas faire ce que vous faites actuellement. J'estime que le devoir d'un bon citoyen est de préférer le salut de l'Etat à la faveur qu'on peut gagner en vous flattant... On a vu paraître à cette tribune des gens qui vous demandent : Que désirez-vous ? Que dois-je vous proposer ? Comment puis-je vous être agréable ?... Pour vous complaire sur le moment, on sacrifie, en faveur du présent, les intérêts publics et il en résulte ce que nous voyons ; mais ces gens-là font leurs affaires et les vôtres sont piteuses.... Vous, Athéniens, qui possédez une force supérieure à tout autre... vous n'avez jusqu'ici rien tiré de tout cela au bon moment, parce que vous faites ce que font les barbares qui se battent à coups de poing. Dès que l'un d'eux a reçu un coup quelque part, il y porte la main. On le frappe ailleurs, ces mains vont où va le coup ; quand à parer, à regarder venir, il ne le sait pas, il ne pense pas... Comme eux, vous vous laissez manœuvrer, vous ne décidez pas vous même rien de ce qui intéresserait la guerre ; jamais avant l'événement vous ne prévoyez, jamais avant d'apprendre que la chose est faite ou qu'elle se fait. […]
Démolition de l'église Saint-Jean
Hubert Robert
« Des nations ont passé, qui ne laissèrent trace
Dans l'Histoire j'en vois le motif transparent
Nu, simple, unique est-il, quelle que soit la race ;
Le motif de leur chute est le manque de cran. »
Rudyard Kipling
Nous qui vivons en des temps de frilosité, en des temps où notre langue est martyrisée, nous qui avons peur de tout, nous qui ne savons plus assurer à nos morts le repos éternel et aux vivants une vie d’humaine dignité, qui laissons profaner notre mémoire, qui osons appeler écrivains des bulles de savon solubles dans l’éphémère, nous avons besoin de toute urgence de nous faire étriller par la puissante pensée d’un Claudel.
Emmanuel Godo
«Même pour le simple envol d'un papillon, le Ciel entier est nécessaire. »
Claudel
Car :
«Sans la vertu de courage, nous sommes condamnés à la dissolution et à la mort »
Soljenitsyne
Socrate nous donne une piste pour nous remettre debout :
«La chute n'est pas un échec. L'échec, c'est de rester là où on est tombé.»
Démosthène, Kipling, Claudel, Soljenitsyne et Godo, sonnent le tocsin.
Ecoutons-les et essayons de réagir, mais aussi d'agir, afin de sortir des zones de turbulences que l'Occident travers aujourd'hui !
Tout ne dépend que de nous !
Livia