LE GOUT
DES MOTS.
PERCUTER…
Je
percute, tu percutes, il percute, nous percutons, etc…
Vous
en doutez ? Vous ne faites pas le rapprochement ?
Alors
vous ne percutez
pas
encore, mais vous percuterez,
car au train où ce verne s’installe dans notre jargon familier, nous percuterons
un jour
ou l’autre.
Voilà
un mot bien à la mode et si on vous dit : « j’ai
percuté »,
ne posez pas la question stupide : « Quoi ? Une fourmi ? Un car de police ? Un livreur de pizza ? etc… Vous passeriez pour un (e) demeuré (e).
J’ai
percuté, c’est :
« j’ai compris, mais pas dans le sens du général de Gaulle (qui n’aurait pas pu dire : « je vous
ai percutés. »
Là ou moi je n’ai toujours pas percuté,
c’est comment s’est formée cette métaphore à partir d’un terme bien correct, « percuter » (cogner, heurter, frapper). On n’a jamais vu des neurones se battre, les hémisphères droit et
gauche du cerveau se cogner ou les méninges se tamponner. Je ne tiltevraiment
pas. Pour les retardataires qui en son restés à « je
pige », « je
tilte »
signifie « je
percute » qui
lui-même veut dire « j’ai saisi ».
Au
fait, heureusement que les débats télévisés ne sont jamais enregistrés en direct sur un stand d’autotamponneuses… Sinon, vous imaginez le spectacle !
J.L.
CHIFLET.
Extrait
de : 99 mots et expressions à foutre à la poubelle.
La
première fois que j’entendis ce mot, eh bien je n’ai pas « percuté »
et
j’ai posé la question idiote : « vous avez eu un accident ? »
Bien
entendu, je me suis fait remonter les bretelles par une interlocutrice, ahurie, interloquée, qui
pensait que je me « foutais »
d’elle.
liviaaugustae