Un beau chien qui ressemble un petit peu à mon Pacha ou à mon Orion...
(image pixabay)
Je m'appelle Orion, et c'est avec mon pote Titus que je copine dans le Paradis de Saint François, nous étions déjà potes sur la terre, alors nous évoquons le bon temps de cette vie terrestre, en compagnie de nos maîtres et maîtresses, j'ai eu une vie de chien superbe, mon maître me disait souvent que beaucoup d'humains m'envieraient car certains avaient des vies carrément pourries, des vies de chien en somme.
Et voilà ce que je racontait à mon pote Titus (son maître était le fils du mien et les maisons étaient de part et d'autre de la rue, nous traversions dans un sens ou un autre pour nous retrouver et jouer ensembles, et... nous chamailler parfois), j'ai aussi fait la connaissance de tous les autres chiens de la famille : de Pacha, mais aussi de Dik, de Vidoc I et Vidoc II... Nous nous sommes retrouvés tous ici.
J'aimais beaucoup quand il y avait des invités à la maison, je m'installais sous la table à midi et le soir, durant les repas de la famille et tout ce qu'ils n'aimaient pas ils me le refilaient en douce, à l'insu de mon maître, ce dernier détestait que je quémande à manger durant leur repas, car il préférait mettre tous les restes dans mon écuelle.
Pourtant lui, il prenait des amuses bouches avec l'apéritif, mais cela ne lui était jamais passé par la tête que moi aussi j'aimais les amuses bouche et c'est sous la table du repas que je les obtenais de la main des convives.
Souvent l'après midi je partais me balader dans la campagne avec le petit fils de mon maître, je peux vous assurer que c'était un excellent marcheur et nous abattions des kilomètres lui avec ses deux pattes et moi avec mes quatre pattes, on s'amusait bien tout les deux, il me lançait un bâton que je courais chercher mais je ne lui rapportais pas toujours et quand il faisait mine de le prendre je l'enlevais sous son nez et courais plus loin en reposant le bâton sur le sol et je faisais celui qui s'en désintéressait mais dès qu'il approchait je ramassais vite fait le bâton et m'en allait plus loin encore, alors parfois il faisait lui aussi celui qui ne me connaissait pas et passait son chemin sans un regard pour moi, éberlué je le regardais s'éloigner, c'est alors que je déposai le bâton à ses pieds afin qu'il me relance...
Après toute cette activité, un bain s'imposait dans la rivière qui coulait en bas de la côte, et c'est avec plaisir que nous nous y plongions, en continuant le jeu avec le bâton dans l'eau...
Cela fait longtemps, longtemps, longtemps, très longtemps... une éternité quoi, que mon pote Titus et mois sommes tous deux ici, mais finalement nous nous y plaisons bien car le Paradis de Saint François pour les toutous, est tout simplement merveilleux.
Livia