Seringue pour prise de sang...
(image pixabay)
Mardi 9 novembre alors que je faisais des petites courses dans une boutique, j'ai été prise d'une violente douleur du côté gauche, qui m'a pliée en deux, j'avais l'impression de ne plus pouvoir respirer, la Dame de la boutique me connaît bien, je me rends assez souvent chez elle, elle m'a avancé une chaise et j'ai appelé un taxi pour rentrer chez moi, j'ai avalé un Doliprane et me suis installée dans mon fauteuil avec les jambes en l'air, mais... comme la douleur ne voulait rien savoir, prise de panique à l'idée de faire un infarctus dans la nuit j'ai appelé le 15 et d'après les symptômes que j'ai décris, le médecin m'a envoyer chercher en ambulance.
Il fallut raconter à ces deux jeunes infirmiers mes tracas de A à Z, ils m'emmenèrent donc à l'hôpital (pas à l'hosto) aux urgences de l'hôpital privé du Confluent.
Après avoir fait l'entrée (papier, etc) on m'installa dans une pièce, il fallut narrer à nouveau mes symptômes et l'on me fit un électrocardiogramme, qui s'avéra bon, après quoi vers 20h30, on roula mon brancard dans un couloir, dans lequel d'autres patients sur des brancards patientaient et tandis que ma douleur et moi, attendions sur le brancard que l'on s'occupe de nous... une infirmière dodue et souriante m'annonça qu'elle allait me poser un cathéter – car vous aurez peut-être besoin d'une perfusion me dit-elle... après avoir loupé par trois fois cette pose et m'avoir fait trois énormes hématomes, elle appela à la rescousse une collègue qui arriva une bonne heure après – là j'ai bien cru que l'on m'avait oubliée – elle me posa donc ledit cathéter, (qui finalement ne servit à rien, vu que je n'ai pas eu de perfusion). Vingt bonne minutes passèrent, l'infirmière au cathéter revint et me piqua encore une fois pour une prise de sang.
Finalement vers 22h on poussa mon brancard dans une salle de soins, une infirmière me pria de me déshabiller, ce que je fis maladroitement assise sur cet étroit brancard, tandis qu'elle fourrait pêle-mêle mes habits dans un sac poubelle qu'elle déposa sur une étagère en dessous du brancard, j'enfilais donc la petite nuisette bleu nuit qu'elle m'offrait et je m'installais pour la nuit dans des draps roses bonbons.
Mais la piqueuse revint avec son arsenal et me fit une 5è piqûre pour une deuxième prise de sang.
Enfin, je vis un docteur, à qui je du relater pour la énième fois pourquoi je me trouvais aux urgences, elle me dit que l'on m'administrerai du «tramadol » – on dirait une chanson – pour calmer la douleur, mais plus tard car rien à boire ni à manger car il y avait de prévue une échographie – elle ne fut réaliser qu'à 14h le lendemain.
On me roula dans un petit box, dans lequel je passais la nuit dans mes draps roses bonbons, sur un matelas aussi dur qu'une pierre, inutile de dire que je n'ai pas fermer l'œil, car ces urgences sont excessivement bruyantes, les bips retentissants des appareils, résonnent en permanence, avec parfois des coups de xylophone stridents, qui me mettaient les nerfs à rude épreuve.
Les examens se poursuivirent, on m'amena à la radio, puis nouvelle prise de sang (6è piqûre), le reste du temps j'essayais malgré tout de dormir...
A 7 heure du matin, branle bas de combat, l'équipe de nuit nous quittait et l'équipe de jour prenait place dans de joyeuses allées et venues.
J'ai passer presque 20h sur ce brancard dans le vacarme des appareils qui bipaient, sonnaient, mais aussi à écouter les cris, les gémissements, les toux, etc... et cerise sur le gâteau le masque sur le nez en continue ! On se sent vraiment tout petit et très vulnérable dans ce lieu où règne la maladie.
Tout cela pour rien ! Enfin pas tout à fait, j'étais quand même rassurée sur l'état de mon cœur, il n'y avait pas d'infarctus en vue !
Je suis rentrer chez moi le lendemain vers 16h30 avec ma douleur en bandoulière, les mains et les bras bardés d'hématomes bleu/vert et violets, avec le judicieux conseil du médecin urgentiste de : « revoir mon médecin traitant » !
En arrivant, j'ai pris une douche, mis des vêtements propres et puis comme j'étais à jeun depuis la veille, je me suis fait du thé que j'ai accompagné de toasts beurrés sur lesquels j'ai étalé de la confiture d'oranges faite maison avec la recette de ma grand-mère.
J'ai été ravie de retrouver mon lit douillet, mon matelas et mon oreiller moelleux et... sans masque pour une nuit réparatrice !
Livia