TOMASO
ALBINONI.
Portrait d’Albinoni jeune homme.
La
république de Venise est florissante en cette fin du XVIIe siècle quand y naît Tomaso Albinoni, le 8 juin 1671 dans la famille aisée d’un marchand de papier dont les affaires se portent au
mieux.
Tomaso
demande un jour à étudier la musique, et devient un violoniste accompli, puis renommé. Il s’affirme aussi comme maître de chant et bien sur comme tout virtuose de l’époque, il compose. Quand il
atteint ses vingt, il est initié par son père aux arcanes de la commercialisation du papier. Bientôt il doit assurer des responsabilités de plus en plus importantes au sein de cette entreprise
florissante. Pourtant, dès qu’il le peut, c’est vers son violon, c’est vers la musique qu’il court, qu’il se précipite avec une joie qui l’illumine : il se qualifie alors de
« dilettante veneto » et ne semble en effet respirer qu’au son des violons ou à celui des voix à l’opéra qu’il fréquente avec autant d’assiduité pour le chant… que pour les
chanteuses !
Finalement
quand son père meurt en 1709, il abandonne à 38 ans la responsabilité de l’entreprise à ses deux frères cadets et choisit de se consacrer uniquement à la musique, se qualifiant cette fois de
« musico di violino ». Entre-temps il a épousé une cantatrice, la belle Margherita Raimondi, devant la voix doré de laquelle il s’est longtemps pâmé à l’opéra.
Portrait d’Albinoni à l’âge mûr.
Et il
compose, entre autre, près de 80 opéras, qui sont très vite applaudis non seulement à Venise mais aussi hors d’Italie. Il compose aussi une trentaine de cantates et de nombreuses œuvres
instrumentales : des sonates, des sinfonias, des concertos, et parmi ces œuvres des adagios…
L’adagio
qui porte son nom, n’est peut-être pas de lui, les partitions ayant été retrouvées dans les décombres de Dresde…
Albinoni
meurt à Venise en 1751.
Peu ou
pas publié Albinoni a frôlé l’oubli.
Extrait
du Figaro Magazine.