Une matinée chez Liszt en 1840, peinture de Josef
Danhauser.
(Alte Nationalgalerie de Berlin)
Marie d’Agoult en 1843 par Henri Lehmann
En 1834, sa rencontre avec la princesse Marie d’Agoult, décida de sa carrière. De sa liaison avec elle, naquit trois enfants. Mais la bonne société parisienne ne pardonna pas à Liszt cette liaison et il entreprit une carrière itinérante de pianiste virtuose, qui devait le mener dans toutes les capitales européennes. Durant cette période il composa les rhapsodies hongroises et des études d’après Paganini.
En 1842, le Grand Duc de Weimar, le nomma kapelmester extraordinaire. Ces années virent naître le chef-d’œuvre qu’est la sonate en Si mineur, la Faust symphonie, la Dante symphonie et la Messe de Gran.
Liszt finit par quitter la comtesse d’Agoult, pour la princesse de Sayn-Wittgenstein. C’est elle qui le persuada de renoncer à sa carrière de pianiste virtuose, pour se consacrer uniquement à la composition. Durant ces années à Weimar, Liszt non seulement écrivit la majorité de ses œuvres les plus célèbres, mais monta et dirigea d’innombrables ouvrages de ses contemporains, comme le Lohengrin de Wagner. En outre il attira autour de lui un grand nombre d’élèves.
A la suite d’une cabale menée contre lui et qui se transforma en incident, lors de la création du « Barbier de Bagdad, Liszt démissionna de son poste à Weimar. Ses espoirs d’épouser la princesse Sayn-Wittgenstein s’étant évanouis, le Pape ayant refusé de prononcer le divorce de cette dernière.
En 1865, Liszt prit les ordres mineurs, ce qui devait lui donner le goût des grandes œuvres religieuses. Jusqu’à sa mort le grand voyageur reprit la route, partageant son temps entre Rome, Weimar et Budapest : lui-même parlait de sa vie « trifurquée ».
Liszt mourut de congestion pulmonaire le 31 juillet 1886 à Bayreuth, en laissant une œuvre prophétique dont le souffle n’est pas prêt de s’éteindre.
Pillée, dit-on, abondamment par Wagner, la musique de Liszt est, par excellence, celle d’un homme « mal assis », de celui qui ne sut jamais poser sa musique, l’installer, et le fit voyager, dans l’Europe, parmi les hommes, pour communiquer avec ses semblables par-delà le malentendu des succès mondains.
Extrait du dictionnaire de la Musique : Larousse