Alors que le débat fait rage, pour savoir si nous sommes ou pas des gaulois, je vous propose un texte découvert au cour d'une lecture :
« Nos ancêtres sont-ils vraiment gaulois « ?
Rien n'est moins sûre, nous avons un peu de tout parmi nos ancêtres, il y a certes du gaulois mais aussi du Franc, du romain et d'autres encore... ainsi moi, j'ai des ancêtres irlandais, (arrivés sous Louis XIII en Guadeloupe) cependant, je ne me considère pas comme une franco-irlandaise, comme certains se considèrent comme : « franco-algérien -marocain ou tunisien », ceux-là ne se sentent pas français et font très peu de cas du pays qui les a accueillis...
Au contraire d'eux, je suis française de naissance, de cœur, de langue, de culture et d'éducation !
C'est un patrimoine auquel je tiens énormément.
Quand à ce « vivre ensemble » dont on nous rebat les oreilles, on n'en trouve aune trace dans la vie de tous les jours actuellement !
Liviaaugustae
La bataille de Tolbiac (1837)
Ary Scheffer
[…] Mais la question n'est pas là, elle est surtout dans notre identité culturelle, qu'exprime ce que l'on appelle le « Roman national » : l'expression date de 1992, elle est de l'historien Pierre Nora. Mais la réalité date du XIXe siècle, plus précisément de la IIIe République. C'est le récit des origines, la genèse de la République en quelque sorte.
A l'époque il s'agit, pour un régime jeune et mal reconnu, de prendre racine dans le pays et de s'imposer dans la mentalité des français. Pour cela, rien de mieux que l'Histoire... « L'Histoire était devenue, du primaire au supérieur, l'instrument principal de formation de la conscience civique et nationale » nous dit l'historien Pierre Nora,
L'historien Ernest Lavisse nous dit lui aussi : « Autrefois, notre pays s'appelait la Gaule et ses habitants les gaulois » et encore : « Il y a dans le passé le plus lointain, une poésie qu'il faut verser dans les jeunes âmes, pour y former le sentiment patriotique. »
Quand les italiens, les portugais et les polonais arrivent en France, on inculque à leur fils l'apprentissage du récit national, qui avait pour but non de nier leurs origines, mais d'en faire des français comme les autres, en les encourageant à profiter des trésors de la culture française. Et de permettre au français de souche de pratiquer le « vivre ensemble », que l'on ne disait pas encore à l'époque.
Aujourd'hui, que cette expression est devenue passe-partout, on ne l'a jamais aussi peu mise en pratique. Chacun est renvoyé à ses origines[...]
Charles-Henri d'Andigné