Par Liviaaugustae
J'ai retrouvé au fond d'un tiroir, vidé lors de mes travaux de peinture, un cahier où j'avais copié les poèmes de mes jeunes années.
Je pense que j'ai écrit celui-ci, au temps où, avec une de mes cousines et deux amies, nous avions formé un « club de poésie », tous les jeudis nous nous réunissions et nous lisions les poèmes que nous avions écrits, je peux vous assurer que la censure était très sévère, nous ne nous pardonnions rien.
Ce poème est une « œuvre » de pure imagination, car j'habitais alors en Guadeloupe, où il n'y avait pas hiver, et donc pas de parc glacé. Je me suis sûrement inspiré de lectures et de films !
D'après la date inscrite dans le cahier, je n'avais que 15 ans à l'écriture de ce poème, je trouve ce dernier tristounet pour une gamine de 15 ans. Avais-je du chagrin lorsque je l'ai écrit ? Si oui, je n'en ai aucun souvenir !
Ou avais-je comme Musset, réalisé que : « les chants les plus désespérés, sont les chants les plus beaux. - Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots. » ?
Aujourd'hui que je connais l'hiver, qu'il est cette année assez rude, je refuserai tout net d'errer dans des parcs glacés, pour guetter des fantômes, sous des ormes !
BRRR! Rien que d'y penser, j'en ai la chair de poule !
Liviaaugustae
Arbre gelé
(image internet)
Souvenirs
Dans le grand parc désert et glacé
Un fantôme mystérieux est passé
Il éveille tous les songes endormis
Ils sont tous là, par le temps pâlis.
Ici c'est un souvenir d'été
Qui me sourit comme au temps passé.
Plus loin, un que j'avais oublié
Me rappelle que je l'avais aimé.
Une douce musique chargée de tristesse
Réveille dans mon cœur une morne ivresse
Alors je pleure les défuntes années
Qui se meuvent en robes surannées
Dans le grand parc désert et glacé
Le fantôme mystérieux est repassé
Un à un, tous les songes se rendorment
Et le fantôme s'évanouit sous le gros orme.
Liviaaugustae
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