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Patrimoine

 
 
 
 
 
 
LOIRE… VALLEE DES ROIS VALLEE DES REINES.
 
 
LE CHATEAU DE SULLY-SUR-LOIRE.
 
 
 
 
 
numérisation0001Le château avec ses douves.
 
 
 
Il se compose d’un vieux castel rectangulaire élevé en 1360 et cantonné de quatre tours rondes qui forme une équerre avec le logis de Sully rapporté au XVIIe siècle.
 
Avant d’être duc de Sully, puis Sully tout court comme son château, Maximilien de Béthune porta longtemps le nom du lieu de sa naissance : Rosny. Il dut son ascension non seulement à ses grandes qualités d’administrateur, mais encore à son penchant pour l’avarice qui lui faisait saisir toutes les occasions pour arrondir sa cassette personnelle. Ce pourquoi Henri de Navarre conçut une haute idée de ses capacités financières. A propos de courtisans trop bien vêtus, cet homme qui disait avoir le luxe en horreur, s’exclamait : « Voilà des gens qui portent leurs moulins et leurs fermes sur leurs dos… La France ne doit pas être le royaume des colifichets. »
 
De même, son amitié avec Henri IV est bien connue, mais elle fut traversée d’orages déclenchés par les prodigalités royales à l’égard de Dames aussi belle que nombreuses. Lors d’une de leur réconciliation, nous apprend la chronique, Sully mit un genou en terre devant le Roi : « Relevez-vous, Rosny, s’écria celui-ci, on croirait que je vous pardonne. »
 
Malgré tout, Sully menait dans son château des bords de Loire un train quasi royal.
 

 

 

 

 

 

numérisation0006Gravure du Duc de Sully

 

Un autre occupant de Sully-sur-Loire est célèbre. Eloigné de Paris par le Régent Philippe d’Orléans qu’il avait malmené dans une satire, le jeune Voltaire trouva un doux refuge au château de Sully :

« Sous les ombrages toujours cois

De Sully, ce séjour tranquille

Je suis plus heureux mille fois

Que le grand prince qui m’exile. »

 

 

 

 

 

numérisation0005Voltaire au château de Sully.

 

Le bouillant jeune homme mit à profit le séjour en question pour se lier avec Suzanne de Livry, à qui il fit jouer sur la scène du château des pièces inspirées par les intrigues nouées sur place. Celui qui n’était encore que François-Marie Arouet, entraîna ensuite la belle à la comédie française où, au grand dépit de son protecteur, elle croula sous les lazzis et les quolibets. Pour toujours mettre les rieurs de son côté, le pygmalion devra attendre de s’appeler Voltaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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