Vue générale de la Salle vers le
Nord…
UNE
HARMONIE DE FACADE…
Cette
salle est, avec la galerie d’Apollon, l’espace le plus représentatif du vieux Louvre. Considéré comme l’une des merveilles de la Renaissance à Paris, son histoire est complexe et son
homogénéité seulement apparente.
Salle
d’apparat par excellence du Louvre voulu par les Souverains du XVIe siècle, elle n’existait pourtant pas dans le premier projet conçu en 1546 par Pierre Lescot. L’architecte avait prévu de
séparer en deux le rez-de-chaussée de la nouvelle aile occidentale par un grand escalier central.
C’est
Henri II qui en 1549, deux ans après la mort de François Ier, demande à l’architecte de « faire quelques démolitions de ce qui était déjà fait » afin de disposer d’une salle de bal,
véritable lieu de représentation du pouvoir royal. La salle des Caryatides occupe ainsi tout le rez-de-chaussée du bâtiment élevée à l’emplacement de l’ancienne salle médiévale. A l’origine la
pièce était dotée d’un plafond de bois à caissons orné d’une inscription dorée qui ceinturait le haut des murs. Comme ce plafond menaçait ruine, il fut remplacé sous Louis XIII par la voûte
actuelle dont le décor date du premier empire.
La
Salle des Caryatides doit son nom à la tribune située dans la partie nord et destinée aux musiciens. Elle est l’œuvre de Jean Goujon. Le sculpteur en réalisa les quatre élégantes figures qui
comptent parmi les plus anciennes réutilisations en Occident de ce motif antique. La balustrade d’origine a disparu, remplacée à l’époque de Napoléon Ier par celle que l’on voit encore
aujourd’hui. Les architectes du second Empire sont eux aussi intervenus dans la reprise des ouvertures donnant vers l’Est.
La
Salle abrite aujourd’hui le département des antiquités Grecques, Etrusques et Romaines.
Extrait
de : Louvre secret et insolite.