LA LOIRE… VALLEE DES ROIS, VALLEE DES REINES.
Voici la Cour, les Rois et les princes : le défilé des grands arrivent en Val de Loire. Pour la contrée, un livre nouveau s’ouvre, dont les pages qui vont s’écrire seront souvent parmi les plus illustres, les plus belles de l’Histoire de France et de l’Histoire de l’Art.
Louis XII à Tours, Louis XII à Blois et tout autour entre ces deux villes, une floraison de châteaux où commence à s’épanouir la Renaissance. Une Renaissance qui arrive d’Italie, certes, mais qui très vite, sous le ciel et dans la lumière de la Loire, prend quelques traits bien français. Grands ou petits, prestigieux ou modestes, tous ces châteaux sont les joyaux du Val.
Blois ville de Loire : ville royale de pierre blanche et d’ardoise.
En plein centre de la ville le château de Blois réunit autour d’une même cour quatre châteaux. Le château est le fleuron de la ville.
C’est avec Louis XII et son épouse Anne de Bretagne que le château va devenir l’un des premiers palais Renaissance du royaume.
Façade extérieure de l’aile Louis XII.
Statue équestre de Louis XII au-dessus de l’entrée principale du château.
Cheminée ornée du porc-épic : emblème de Louis XII et avec les initiales de Louis XII et Anne de Bretagne.
Hermine : emblème d’Anne de Bretagne, puis de sa fille Claude de France.
Le château inaugure une tradition de présence royale : les rois résident souvent au château, comme François Ier…
Dans la cour : escalier François Ier.
Aile François Ier, une des cheminées de la salle du conseil ornée de la salamandre emblème de François Ier.
Puis, suivent Henri II, Charles IX.
Et Henri III qui y laisse un souvenir tragique en faisant assassiner le Duc de Guise en 1588.
Chambre d’Henri III, où fut assassiné le Duc de Guise.
Tableau représentant l’assassinat du Duc de Guise. En voyant le corps du Duc Henri III déclara : « Mon Dieu, il est encore plus grand mort que vivant ! »
Plus tard Catherine de Médicis malade, meurt en ce château…
Appartement de Catherine de Médicis.
La chambre où elle mourut.
Gaston d’Orléans troisième fils d’Henri IV y meurt aussi en 1660.
Portrait équestre de Gaston d’Orléans.
Les appartements royaux et les salles du château sont à la hauteur de l’édifice ; d’autant que c’est sous leurs plafonds que vibrent encore les échos de l’histoire.
Victor Hugo en 1825, pour une fois mal inspiré, ne voulut voir en cette cité que la petite maison de son père le général Hugo et se contenta de ces deux vers pour le principal monument des lieux :
« Laissez-là le château quoique sombre et puissant
Quoiqu’il ait à la face une tâche de sang. »
Pas rancuniers, les blésois ont pourtant baptisé du nom de Victor Hugo, la place qui fait face à l’aile François Ier du château.