REIMS : LA CATHEDRALE FETE SES 800 ANS.
Le 06 mai 1211, était posée la première pierre de la cathédrale Notre-Dame de Reims, réputée pour son ange au sourire.
Depuis le baptême de Clovis le 25 décembre 499 la capitale champenoise n’a cessé d’être un témoin de l’histoire de France.
Une cathédrale Royale.
Chef-d’œuvre gothique.
La cathédrale illuminée.
« Rêve en couleurs » Habillée pour son centenaire.
C’est Clovis qui le premier reçoit le baptême en cette cathédrale. Et progressivement l’habitude est prise de donner cette onction aux rois que lorsqu’ils arrivent au pouvoir. C’est le cas avec Pépin le Bref.
Plus tard le fils de Charlemagne, particulièrement fervent, se fait sacrer à Reims au nom de sa propre foi, en mémoire de son prédécesseur Clovis. Ce faisant, il initie la pratique du sacre à Reims pour toute la dynastie carolingienne. Mises à part de rares exceptions, cette tradition perdurera jusqu’au XIXe siècle.
C’est le symbole de la protection de la vie du roi… et de l’Etat ! Car à l’époque, -et c’est une réussite de l’église-, le sacre du roi vise à légitimer le pouvoir royal. Le roi devient intouchable. Grâce au sacre, on évite les assassinats de prétendants au trône, jusque là monnaie courante.
A ce titre, Reims est aussi un symbole de stabilité politique.
Extraits des propos de Michel Rouche historien
(Famille Chrétienne du 14 au 20 mai 2011)
L’Ange martyre : décapitée lors d’un bombardement en 1914 ; la statue a retrouvé son sourire en 1925, après restauration.
Le plus beau sourire du Moyen Âge. Dans l’embrasure du portail Nord de la cathédrale, se cache l’Ange le plus célèbre de la statuaire médiévale. Un message d’espérance qui a traversé les siècles.
Les piliers de la terre, chef-d’œuvre gothique de pierre et de verre, la cathédrale rémoise a été classée en 1991 au Patrimoine mondial de l’Unesco. La nef, qui atteint 38 mètres, est la troisième plus haute de France.
Les maîtres d’œuvre ont ouvert la façade occidentale à la lumière vespérale comme on ne l’avait jamais osé auparavant.
Décor somptueux, toujours prêt pour le cortège royal quittant la cathédrale.
Avec une hauteur de 38 mètres sous voûte, la cathédrale représente, lors de sa construction, l’un des plus grands édifices.
Détail de la rose occidentale consacrée à la glorification de la Vierge.
Ci-dessus, l’un des rois de l’Ancien Testament.
Fragiles vitraux : détail de la rose ouest de la cathédrale (XIIIe siècle). Les trois quarts des vitraux d’origine ont disparu, du fait du vandalisme du siècle des lumières et des guerres.
A l’extérieur sur le portail principal de la cathédrale, il faut lever les yeux pour admirer la Galerie des rois. Au centre Clovis, dans la cuve baptismale reçoit la couronne de son épouse Sainte Clotilde. Mais ce n’est qu’au XIe siècle que Reims s’impose comme le lieu du sacre.
Le sacre de Charles VII à Reims, avec Sainte Jeanne D’Arc.
Trente et un rois ont scellé l’alliance du trône à l’autel.
Couronnement du roi Charles X à Reims, le 29 juin 1825.
Peinture à l’aquarelle de Jean Charles-Develly.
(Manufacture de porcelaine de Sèvres).