Aujourd'hui, la musique est mise à toutes les sauces.
On savait déjà qu'elle adoucissait les mœurs, mais aujourd'hui, au cours d'une lecture, je découvre qu'elle vaut autant qu'un analgésique ???
Si ces chercheurs canadiens sont sérieux, on peut crier youpi ! car la vie sera belle !
Depuis le temps que nous avalons des comprimés qui nous soignent d'un côté tout en délocalisant la douleurs avec des «effets gênants » ( c'est ce qui est indiqué pudiquement sur les notices dans les boîtes médicamenteuses) alors qu'il n'y avait qu'à déposer un microsillon sur le plateau du tourne disque et écouter religieusement les sons pour être guérit, rattrapons le temps perdu et enfournons nos CD dans les chaînes pour nous sentir revivre !
Au diable le pharmacien, à bat le médecin et vive le boulanger, le boucher, le maraîcher, etc... !
Plus le temps passe et plus je trouve que ces docteurs Folamour nous prennent pour des billes !
Livia
La fée bienfaisante...
(image pixabay)
La musique a toujours eu cette réputation d'être un puissant catalyseur capable de réveiller nos émotions, positives ou négatives. Elle agit non seulement sur notre moral en suscitant divers états psychologiques, mais peut-être également une véritable source d'énergie. Plus généralement, elle rassemble, fédère, fait sourire, tantôt pleurer, mais quoi qu'il en soit, elle ne laisse personne indifférent.
Et si les pouvoirs de la musique étaient bien plus étendus encore ? D'après une étude canadienne relayée dans The Guardian, écouter de la musique en marchant ou en courant pourrait considérablement soulager les douleurs du quotidien.
Cette enquête, menée par l'Université McGill à Montréal, a demandé à 33 participants d'écouter différents types de musique et d'évaluer comment cela affectait leur niveau de douleur.
Pour conduire leur expérimentation, les chercheurs ont utilisé une sonde chauffante pour provoquer une faible douleur sur le bras gauche des participants, qui s'apparente à l'effet d'une tasse de café sur la peau, lit-on dans la revue Frontiers en Pain Reserch.
D'après les résultats, "la douleur était moins intense d'environ quatre points sur une échelle de 100 points et moins désagréable d'environ neuf points lorsqu'ils écoutaient leurs morceaux préférés par rapport au silence ou au son brouillé". Darius Valevicius, premier auteur de la recherche de l'Université McGill, estime que la musique préférée est "au moins aussi puissante qu'un analgésique en vente libre comme l'Advil", et que la musique peut avoir un effet "encore plus fort" lorsqu'elle est écoutée en mouvement.
Ces pouvoirs d’hypoalgésie — soit la diminution de la perception de la douleur — se manifestent par des picotements, des frissons, voire chair de poule. Comment expliquer ce phénomène ? "La différence d'effet sur l'intensité de la douleur implique deux mécanismes : les frissons peuvent avoir un effet physiologique d'inhibition sensorielle, bloquant les signaux de douleur ascendants, tandis que le caractère agréable peut affecter la valeur émotionnelle de la douleur sans affecter la sensation, donc davantage à un niveau cognitif-émotionnel impliquant les zones préfrontales du cerveau, fait savoir Darius Valevicius, qui souhaite confirmer ces idées dans des travaux ultérieurs.
En conclusion, le chercheur invite toutefois les personnes souffrant de douleur à davantage intégrer la musique et le divertissement dans leurs activités quotidiennes.
Aurélie Duhamel