Par Liviaaugustae
LES PETITS VIEUX
Il à neigé des ans sur leurs têtes qui branlent.
La vie a buriné des sillons sur leurs fronts.
Leurs gestes sont maladroits,
Et leurs mains qui s’avancent ;
Tremblent de ne pas rencontrer ; une autre main amie.
Ils s’en vont deux par deux,
L’un soutenant l’autre,
D’un pas qui hésite, et qui n’en finit pas,
Qui a peur d’arriver, ou finissent les pas.
Ce monde ne leur donne rien,
Que la peur d’exister.
Ils vont les petits vieux, isolés deux par deux.
Sur la dernière route,
La plus dure de toute !
Anonyme
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