Par Liviaaugustae
L’heureuse mère par Devéria
Querelle.
Lorsque ma sœur et moi dans les forêts profondes,
Nous avions déchiré nos pieds sur les cailloux,
En nous baisant au front tu nous appelais fous,
Après avoir maudit nos courses vagabondes.
Puis comme un vent d’été confond les fraîches ondes
De deux petits ruisseaux sur un lit calme et doux,
Lorsque tu nous prenais tous deux sur tes genoux,
Tu mêlais, en riant, nos chevelures blondes.
Et pendant bien longtemps nous restions là blottis,
Heureux, et tu disais parfois : « O chers petits !
Un jour vous serez grands, et moi je serai vieille ! »
Les jours se sont enfuis, d’un vol mystérieux,
Mais toujours la jeunesse éclatante et vermeil,
Fleurit dans ton sourire et brille dans tes yeux.
THEODORE DE BANVILLE (extrait de : Roses de Noël)
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog