Par Liviaaugustae
La Porte de l'Enfer
Dans une belle exposition en cette année du centenaire de la mort du sculpteur, le musée Rodin, revient sr la création de son chef-d'œuvre : La Porte de l'Enfer, inspirée de la Divine Comédie mais aussi des Fleurs du mal de Baudelaire, initialement destinée à un futur musée des Arts décoratifs qui ne vit finalement pas le jour !
La porte en plâtre est conservé au musée d'Orsay
Vous pourrez voir cette mystérieuse porte close, coulée dans le bronze, (visible toute l'année) une version jamais montrée du vivant de Rodin.
Au milieu du tympan où se bousculent les âmes des damnés, un « Dante assis » émerge à l'avant-plan, visage appuyé sur la main, qui n'est autre que « le Penseur « , sculpture mondialement connue.
Au milieu « Dante assis »
Sur le battant gauche de la porte, l'illustration de l'un des épisodes les plus noirs de la Divine Comédie : le comte Ugolin, rendu fou par la faim, rampe sur le corps de ses enfants mourants.
Sur le battant droit, une allégorie de la luxure et de l'avarice.
Sur les montants latéraux, à droite, « le long du fleuve de boue, le cercle des amours maudites « qui s'enlacent toujours et ne s'assouvissent jamais » (Octave Mirbeau)
A gauche : les limbes.
Rodin en homme habité de passions tourmentées, exprime les obsessions, les fantasmes et les peurs d'une époque, déjà tentée par le démon du nihilisme dans un monde érotisé, Eros et Thanatos se donnant la main. C'est une époque pleine « de bruits et de fureurs » elle aussi.
Cette exposition est prévue à Nantes, je l'attends avec impatience !
Liviaaugistae
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