Par Liviaaugustae
La Dame en bleu
Camille Corot a soixante dix huit ans lorsqu'il peint cette robe bleue dans son atelier, un an avant sa mort à Paris en 1875.
L'oeuvre sera vue pour la première fois en 1900 à l'exposition Universelle.
Faut-il y reconnaître la gracieuse Emma dobigny, modèle bien aimée de Degas, Hennert et bien d'autres ? Elle porte ici une tenue de soirée qui surprend dans l'atelier du peintre. L'artiste met en scène le vêtement au centre de sa composition, avec un chevalet à gauche et deux tableaux de paysages au mur ; des livres et une fourrure ou un coussin, sont posés sur le guéridon sur lequel s'appuie la heune femme.
Cette sibylle moderne, les yeux dans l'ombre, absorbée dans ses pensées, tient dans sa main gauche un éventail, accessoire du soir et repose le menton sur sa main droite.
La lourde robe bleue garnie de rubans de velours noirs façonne son corps dodu et introduit, de manière innatendu une touche sensuelle. C'est une des rares peintures représentant une femme à la mode dans l'œuvre de Corot.
Corot dépeint ici une des tenues typique des années 1870, rejetée en arrière avec effet de pouf et soutenue par une petite tournure. Une fine dentelle noire ourle la bordure du corsage.
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