Par Liviaaugustae
« Seigneur, que je sente dans mon cœur cet amour sans mesure dont Tu étais embrasé. »
Saint François d'Assise
La stigmatisation de Saint François
Frère d'Ambrogio, autre grand peintre, est un des meilleurs peintre de Sienne au XIVe siècle. Son titre de gloire est d'avoir peint les voûtes du transept de gauche dans la basilique inférieure d'Assise, avec des scènes de la Passion du Christ et de la vie de Saint François. Ici, Saint François recevant les stigmates est inspiré de la fresque de Giotto à la basilique supérieure.
C'est à la fête de la Sainte croix, le novembre , que François d'Assise reçut les stigmates lors de sa dernière retraite sur le mont Alverne (la Verna en italien), à 1128 mètres d'altitude, dans une forêt de la haute vallée du Tibre. Le massif appartenait à un comte qui en fit don à son ami François en 1213. Celui-ci y établit un ermitage, une chapelle, Sainte-Marie-des-Anges.
A l'écart de la petite église et de l'ermitage isolé plus haut, il « voit descendre du ciel un séraphin aux six ailes resplendissantes comme le feu. Un personnage apparut entre les ailes : un homme crucifié ». Cinq rayons partent des mains, des pieds et du côté du Christ, et frappent François agenouillé. A la fin de l'extase, les plaies du Sauveur apparaissent sur son corps ; il les gardera jusqu'à sa mort.
Lorsque François quitte l'ermitage pour toujours le 30 septembre, il fit des adieux touchants qui montrent comment il avait aimé ce lieu : Adieu montagne des anges, jamais plus nous nous reverrons. Adieu rocher à pic, je ne reviendrai plus te visiter. » Il mourut deux ans plus tard, le 3 octobre 1226.
François est le premier stigmatisé connu dans l'histoire de l'Eglise d'Occident, portant dans sa chair les plaies du Christ, en union avec la Passion.
Le Christ apparaît à François comme un séraphin (ange à six ailes) crucifié ; C'est pourquoi les Franciscains appellent François « le Père séraphique »
Le Frère franciscain, au premier plan à droite, qui accompagne François, est en train de lire et ne s'aperçoit de rien.
Marie-Gabrielle Leblanc
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