Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Regard sur l'art chrétien...

 

 

 

 

Le Jugement dernier

 

Fra Angelico

 

 

 

À la suite d'une commande de l'Oratorio degli Scolari de Santa Maria degli Angioli au cours de l'été 1431, Fra Angelico réalise ce tableau en tempera et or sur bois et sa forme particulière supérieure est due à son emplacement initial dans la partie droite du chœur, au-dessus du siège de l'officiant pendant la grand-messe.

 

Si la partie du Paradis est entièrement de la main du maître, l'Enfer serait de la main de ses élèves.

 

Il est aujourd'hui exposé dans la salle de l'Hospice des pèlerins du musée national du couvent de San Marco à Florence.

 

Le Jugement dernier est un des thèmes de l'iconographie de la peinture chrétienne issu du Nouveau Testament : Jésus juge le monde depuis le ciel, entouré des saints et des prophètes reconnaissables à leurs attributs, les humains sont définis en deux groupes : les bienheureux allant au paradis et les damnés destinés à l'enfer et à ses souffrances (séparation décrite par saint Matthieu).

 

Jésus trône dans les cieux, représenté dans la partie haute du tableau à trois lobes circulaires. Il est entouré d'une mandorle de séraphins elle-même insérée dans un cercle d'anges accompagnés de deux figures d'intercesseurs : la Vierge Marie et Jean-Baptiste.

 

Dans les parties rondes latérales sont placés les saints et les prophètes.

 

 

Les humains sont divisés en deux groupes séparés par un alignement central de tombes ouvertes :

 

 

A la droite de Jésus, les bienheureux agenouillés

 

 

Dans les parties latérales : à la droite du Christ, un cercle d'anges dansant est surmonté de rayons dorés jaillissant de la porte du royaume de Dieu, illuminant les nouveaux élus revêtus d'une robe blanche.

 

 

 

 

 

À la gauche du Christ, tous les supplices que subissent les damnés, chacun dans les cercles des différents tourments (détails qui font référence aux peintures exposées à l'époque en différents lieux de Florence, inspirées des descriptions de Dante Alighieri dans sa Divine Comédie).

 

De facture gothique (parties dorées, scènes détachées les unes des autres, couleurs chatoyantes) Fra Angelico introduit la perspective du Quattrocento avec, au premier plan, le sarcophage ouvert qui renforce l'effet perspectif de l'alignement fuyant des tombes ouvertes séparant les deux groupes humains, et des paysages.

 

La présence de 270 personnages rappelle la qualité technique du miniaturiste que fut d'abord Fra Angelico.

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
É
Bonsoir Chantal. C'est un tableau très détaillé qui mérite une observation approfondie. Bonne soirée et bisous
Répondre
R
Merci de nous présentez ce chef d'œuvre. Bisous bon dimanche
Répondre
L
En détaillant ce superbe tableau dont la partie "enfer" rappelle certaines scènes de Jérôme Bosch, je me dis que de nos jours, les Associations Bienpensantes déposeraient une plainte devant les tribunaux pour maltraitance et ségrégation... <br /> Bisous et bon dimanche
Répondre
G
Ces estampe sont belles mais pour moi trop de monde à la fois on ne sait où poser les regard avant tant de diversion <br /> Bon dimanche , <br /> un temps humide , gros orage cette nuit avec le tonnerre qui a grondé comme en été  après une journée bien trop chaude pour la saison, la pluie était la bienvenue mais pas le bruitage ...
Répondre
M
Bonjour Chantal,<br />  <br /> Quelle technique! Quelle précision dans le dessin!  J'admire la maîtrise qu'avait cet artiste!<br /> Bises
Répondre