Par Liviaaugustae
Base de la colonne commémorative érigée par Mar Aurèle et Lucius Verus, sur le Champ de Mars, comportant la scène de l’ascension d’Antonin le Pieux et de son épouse Faustine, transportés au ciel par un génie ailé (Aion) et deux aigles.
En bas à gauche, la personnification du Champ de Mars et à droite, la déesse Rome.
A partir d’Auguste, et jusqu’au IVe siècle tardif, les empereurs furent divinisés après leur mort conformément à une ancienne croyance qui accordait le droit d’aller au ciel à celui qui avait fait rayonner la gloire de la patrie.
Les étapes de la divinisation ou apothéose, débutaient par le funus, les funérailles à proprement parler, qui se composaient de diverses cérémonies et s’achevaient par la crematio, l’incinération sur le bûcher (rogus), souvent représenté dans l’iconographie antique sous la forme d’une architecture élaborée, destinée à la combustion. C’était au cours de cette crémation, croyait-on, que l’esprit su souverain accédait au ciel, transporté par un génie ailé ou par l’aeternitas, symbolisé par un aigle qu’on libérait alors.
La cérémonie se déroulait toujours sur le Champ de Mars, où se trouvaient les enclos monumentaux (ustrina) du bûcher. La consecratio, un décret du Sénat, seul institution apte à délibérer dans ce domaine religieux, sanctionnait la nature désormais divine de l’empereur. Suivait enfin la commémoration lors de la procession du cirque (pompa circensis) au cours de laquelle l’effigie du souverain défunt et divinisé était montrée au peuple et un temple lui était dédié. La procédure de divinisation constituait naturellement une forme d’acceptation de la politique d’un empereur et inscrivait son successeur dans la continuité.
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