Le confinement a été prolongé.
Apparemment, on pense que le virus arrêtera de faire des dégâts le 11 mai !
Jusque là il faudra donc s'armer de patience et mettre en pratique ce que nous conseille Saint François de Sales :
«On a besoin de patience avec tout le monde, mais particulièrement avec soi-même.»
La route sera longue, mais le soleil se lèvera toujours à l'Est...
(image internet)
Ce virus aura-t-il permit à l'humanité de remettre les pendules à l'heure ? On voudrait l'espérer !
Mais après des réflexions entendues dans une file d'attente :
«Vivement que tout redevienne normal pour qu'on retrouve notre « petite vie d'avant » !»
Ou encore celle-ci :
«Les grandes vacances vont arriver bientôt et j'espère qu'on pourra partir et oublier tout çà !»
On peine à le croire !
Car comme le dit Confucius :
«L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n’éclaire que le chemin parcouru.»
Alors comme Diogène cherchons un homme pour nous tirer de là !
«Je cherche un homme» - (voulant dire un homme vrai, bon et sage), phrase qu'il lançait à ses concitoyens interloqués en parcourant les rues, brandissant sa lanterne allumée en plein jour et qu'il approchait du visage des passants.
N'oublions pas la tour de Babel :
« Ils voulaient prendre la place de Dieu, et à cause de leur orgueil, ils étaient confus et divisés.» Genèse (cf. Gn 11, 1-9).
Ils ne se comprenaient même plus. N'est-ce pas ce qui s'est passé aujourd'hui ? Les hommes avaient décidé que la terre entière était à leur botte et que chacun était libre de faire absolument comme bon lui semblait, et puis il y a eu ce virus, un virus microscopique, invisible à l'œil nu, qui a mis le monde à l'envers et qui nous a valu ce confinement et tout ces morts.
Les hommes se sont-ils rendus compte de leur fragilité, de leur petitesse et de leurs limites ? je n'en suis pas sûre et je ne suis pas la seule, comme l'attestent les citations ci-dessous !
« La bêtise des modernes était de croire que le tragique appartenait à la préhistoire de l'humanité, comme si la puissance de la science leur donnait une emprise totale sur l'existence. Ils se sont rêvés dans le rôle du démiurge*. L'homme qui avait cru prendre la première place dans la création et confessait même un fantasme d'immortalité alimenté par la technoscience se découvre désarmé devant la figure de l'épidémie qui ranime les peurs archaïques de l'humanité.»
Mathieu Bock-Côté (Philosophe et sociologue)
*Démiurge : Nom donné par les platoniciens au dieu qui crée le monde, constitue les êtres. (C'est un être identique et/ou complémentaire à l'être que les platoniciens appellent l'esprit.) Littéraire. Personne qui crée quelque chose d'important.
Définition du dictionnaire Larousse
« L’homme moderne si fier de ses réalisations est impuissant devant un microbe invisible. (...) Un simple microbe est capable de mettre à genoux l’humanité. A l’ère des grandes réalisations technologiques et scientifiques, c’est surtout l’orgueil humain qu’il met à genoux. (...) Tirons profit de cette situation. Donnons la priorité aux biens spirituels qu’aucun microbe ne saurait attaquer. »
«La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté.
La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.»
François (le pape durant la prière et la bénédiction «Ubi et Orbi exceptionnelle du vendredi 27 mars)