Par Liviaaugustae
Mercredi dernier, nous avons eu un très gros orage, accompagné d'énormes éclairs (malheureusement pas au chocolat), d'une pluie diluvienne et de vent qui cognait avec violence contre ma baie, c'était assez impressionnant, d'où le choix aujourd'hui de ce poème orageux d'Emily Dickinson...
La griffe livide de l'éclair sur la campagne...
(image pixabay)
Le vent se mit à bercer l'herbe
Le vent se mit à bercer l'herbe
Sur des airs orageux et bas,
Jetant une menace à la terre,
Une menace au ciel.
Les feuilles se défirent des arbres
Et voltigèrent alentour;
Comme des mains se creusa la poussière,
Pour rejeter la route.
Dans les rues les chars se pressèrent;
Lentement se hâta le tonnerre;
L'éclair montra un bec jaune
Puis une griffe livide.
Les oiseaux se barricadèrent,
Le bétail s'enfuit vers l'étable.
Une goutte énorme tomba -
Puis ce fut comme si les mains
Retenant les barrages s'ouvraient -
Les eaux dévastèrent le ciel
Sans toucher la maison de mon père,
Sauf un arbre - fendu en quatre.
Emily dickinson
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