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Un tour au cimetière marin...

 

 

 

2 novembre 2016, fête des morts.

 

Après le dépôt des chrysanthèmes et bruyères sur les tombes, une pensée et une prière pour nos défunts...

 



 

Et pour bercer le sommeil de nos morts le sublime Requiem de Fauré, clic sur le lien ci-dessous :

 



 

https://www.youtube.com/watch?v=AnShN9XlhOA

 

 

Cimetière marin de Sète, dans lequel repose Paul Valery

 



 

Le cimetière marin

 



 

Ce toit tranquille, où marchent des colombes,

 

Entre les pins palpite, entre les tombes ;

 

Midi le juste y compose de feux

 

La mer, la mer, toujours recommencée

 

O récompense après une pensée

 

Qu'un long regard sur le calme des dieux !

 



 

Quel pur travail de fins éclairs consume

 

Maint diamant d'imperceptible écume,

 

Et quel paix semble se concevoir !

 

Quand sur l'abîme un soleil se repose,

 

Ouvrages purs d'une éternelle cause,

 

Le temps scintille et le songe est savoir.

 



 

Temple du Temps, qu'un seul soupir résume,

 

A ce point pur je monte et m'accoutume,

 

Tout entouré de mon regard marin ;

 

Et comme aux dieux mon offrande suprême,

 

La scintillation sereine sème

 

Sur l'altitude un dédain souverain.

 



 

Beau ciel, vrai ciel, regarde-moi qui change !

 

Après tant d'orgueil, après tant d'étrange

 

Oisiveté, mais pleine de pouvoir,

 

Je m'abandonne à ce brillant espace,

 

Sur les maisons des morts mon ombre passe

 

Qui m'apprivoise à son frêle mouvoir. [...]

 



 

Le vent se lève !...il faut tenter de vivre !

 

L'air immense ouvre et referme mon livre,

 

La vague en poudre ose jaillir des rocs !

 

Envolez-vous, pages tout éblouies !

 

Rompez, vagues ! Rompez d'eaux réjouies

 

Ce toit tranquille où picoraient des focs !

 

Paul Valery

 



 



 

Un mot sur le poète...

 

 

Photo de Paul Valery

 

(Studio Harcourt)

 



 

 

 

Paul Valery né à Sète (Hérault) le 30 octobre 1871 et mort à Paris le 20 juillet 1945 est un écrivain, un poète et un philosophe français.

 

Ses études commencent à Sète chez les dominicains, puis au collège de Sète et enfin au lycée de Montpellier. Il commence des études de droit en 1889 et cette même année, publie ses premiers vers dans la Revue Maritime de Maseille. Sa poésie à cette époque s'inscrit dans la mouvance symbolique. En 1890, sa rencontre avec Pierre Louÿs sera déterminante pour l'orientation de sa vie de poète, qui lui présente André Gide ils l'introduiront dans le cercle très fermé de Stéphane Mallarmé.

 

Dans la nuit du 4 au 5 octobre 1892, il connaît à Gênes ce qu'il décrit comme une grave crise existentielle. Il en sort résolu à « répudier les idoles », de la littérature, de l'amour, de l'imprécision, pour consacrer l'essentiel de son existence à ce qu'il nomme « la vie de l'esprit ». En témoignent ses cahiers dans lesquels il s'astreint à noter tous les jours au petit matin, ses réflexions. Après quoi, il ajoute en boutade « ayant consacré ces heures à la vie de l'esprit, je me sens le droit d'être bête le reste de la journée ».

 

Mais la poésie n'est pas pour autant exclue de sa vie, car justement selon lui : « tout poème n'ayant pas la précision exacte de la prose ne vaut rien. »

 

Sous l'occupation, Paul Valery, refuse de collaborer, il prononce en sa qualité de secrétaire de l'Académie française l'éloge funèbre du « juif Bergson ». Cette prise de position lui vaut de perdre son poste, comme celui d'administrateur du Centre universitaire de Nice. En 1942, il dédicace un de ses livres à Hélène Berr, la jeune femme se décide alors à écrire son journal et deviendra la « Anne Frank » française ».

 

Membre du Front National de la résistance, il meurt le 20 juillet 1945, quelques semaines après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après des funérailles nationales à la demande de Charles de Gaulle, il est inhumé à Sète, dans la partie haute du cimetière marin, qu'il avait célébré dans son poème ;

 

Ce toit tranquille, où marchent les colombes/Entre les pins palpite, entre les tombes...

 

Sur sa tombe sont gravé s en guise d'épitaphe, ces quelques vers :

 

O récompense après une pensée

 

Qu'un long regard sur le calme des dieux... »  

 

(Texte et images Wikipédia)

 

 

 

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E
Le réquiem de Fauré est sublime , une belle page musicale de recueillement.<br /> Le poème est très beau , cela faisait un moment que je ne l'avais lu.<br /> Une vie bien remplie et engagée , quelqu'un de courageux.<br /> Belle soirée, bises Livia
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É
Bonsoir Chantal. C'est un beau poème que je ne connaissais pas. Bonne soirée et bisous
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L
C'est le seul cimetière que j'ai visité, il faut dire que je ne suis pas fan de ce style de lieu
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Ô
Bonne journée et merci pour ce beau poème de Paul Valéry <br /> bisous bisous
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C
Bonne journée
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