Les origines de la tomate…
Dessin de Johan Feyerabendt (1590)
En 1492, Christophe Colomb découvre l’Amérique, il va aussi découvrir les plantes, dont la tomate, jusque là méconnue, qu’il va ramener en Europe, ainsi que le maïs, le piment, le chocolat ou le tabac (celui-là, on s’en serait passé), l’avocat.
La tomate fut longtemps considérée « comme trop belle pour être bonne », elle servit de plante d’ornementation.
Fleur de tomates…
(Image wikipédia)
Les fruits…
La tomate fut introduite d’abord en Espagne au début du XVIe siècle, puis en Italie, par Naples, alors possession de la couronne espagnole.
La plante étant de la même famille que la belladone, connue pour sa toxicité, ses fruits ne furent pas considérés par les « savants » comme comestibles et fut utilisés en médecine.
La première mention de la tomate dans la littérature européenne apparaît pour la première fois en 1544, par Pietro Andrea Mattioli, botaniste et médecin italien, qui en donne une description sommaire au chapitre consacré aux mandragores et l’appelle « pomi d’oro ».
Elle est cultivée et consommée en Espagne probablement dès le XVIe siècle car elle figure dans des recettes de gaspacho dès le début du XVIIe. Dans l’Europe du Nord, elle est initialement considérée comme une plante ornementale, et n’est cultivée pour ses fruits qu’à partir du XVIIIe siècle.
En Grande-Bretagne, John Gerard, botaniste anglais, fut le premier à cultiver la tomate vers 1590. Il présenta la plante qu’il considérait comme vénéneuse, y compris les fruits, dans son herbier, The Herball or Generall Historie of Plantes. Son avis négatif prévalut en Grande-Bretagne et dans les colonies britanniques d’Amérique du Nord pendant deux siècles.
L’introduction en France fut très lente. Elle commença en Provence. En 1600, Olivier de Serres, un des premiers agronomes français, qui cultivait son domaine du Pradel dans l’Ardèche, classe la tomate parmi les plantes d’ornement. Voici ce qu’il écrit :
« Les pommes d’amour, de merveille et dorées, demandent commun terroir et traictement aussi communément, servent-t-elles à couvrir cabinets et tonnelles, grimpans gaiement par-dessus, s’agrafans fermement aux appuis. La diversité de leur feuillage, rend le lieu auquel on les assemble, fort plaisant ; et de bonne grâce, les gentils fruicts que ces plantes produisent, pendans parmi leur rameure… Leurs fruicts ne sont bons à manger : seulement sont-ils utiles en médecine, et plaisans à manier et flairer ».
En 1760, le catalogue de la maison Andrieux-Vilmorin classe toujours la tomate comme plante ornementale, les premières variétés potagères apparaissent dans l’édition de 1778 et dans « Le Bon jardinier » en 1785.
La diffusion de la tomate s’accéléra en France pendant la révolution avec la montée des provençaux à Paris pour la fête de la Fédération en 1790. Deux restaurants tenus par des marseillais participèrent à la popularisation de la tomate dans la capitale.
Aux Etats-Unis, le président Jefferson, qui avait séjourné en France de 1784 à 1789, reçu par le roi Louis XVI, fut au début du XIXe siècle un propagandiste de la tomate qu’il fit cultiver dans son domaine de Monticello en Virginie et entre à la table présidentielle en 1806.
Texte et images wikipédia
Oups !
Nous l’avons échappé belle, un peu plus nous n’aurions eu les tomates qu’en décoration, parce que des « savants ignorants », avaient décrété qu’elle était toxique !
Liviaaugustae