Par Liviaaugustae
Pour ce 155ème Café/Thé, Brigitte allias écureuilbleu nous propose d'évoquer à notre manière une "belle personne", réelle ou fictive, connue ou pas...
J'ai choisi de raconter ma grand-mère, une femme merveilleuse, qui a bercé mon enfance.
Une jolie grand-mère
(image pixabay)
La première levée, elle mettait la table, concoctait de délicieux petits déjeuners, « l'odeur du café remontait l'escalier » comme le dit si joliment Saint John Perse, pour aller réveiller les dormeurs et les faire émerger des bras de Morphée, la gelée de goyave couleur rubis, confectionnée par elle, nous attendait ainsi que les tartines grillées et le beurre à côté, qui suait déjà sous l'effet de la chaleur ambiante.
Dans sa petite robe noire avec pour l'égayer, juste un col en dentelle blanche, elle trottinait du matin au soir, ne mesurant ni sa peine ni sa fatigue, pour le bien de la maisonnée.
Elle se mettait parfois en cuisine pour nous confectionner les plus savoureux des gâteaux – j'ai gardé et réalise souvent quelques unes de ses recettes – des confitures et des sucreries, les sucres d'orge était une de ses spécialités et petits en grands s'en régalaient.
Jamais ses mains ne restaient inoccupées, elle brodait merveilleusement bien et ne s'en privait pas, ou alors elle peignait de ravissantes petites aquarelles qu'elle nous offrait aux uns et aux autres...
Le soir venu, elle nous racontait des histoires de reines et de princesses qui nous faisaient rêver.
Mais hélas nous avons grandit, et grand-mère a vieilli doucement et puis un jours sans crier gare, s'en est allé rejoindre celui qu'elle avait tant aimé, elle repose là-bas à ses côté sous le chaud soleil tropical.
Elle nous a lâcher la main afin que nous suivions notre propre route, mais elle a laissé un grand vide derrière elle.
L'autre soir j'ai rêvé d'elle, un rêve délicieux, dans lequel je marchais à ses côtés, sur les sentiers de mon enfance.
Livia
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