L'été dernier le temps n'était pas très beau, mais la journée passée au Mont Saint Michel, fut très agréable malgré tout.
Il y avait longtemps que je n'y avais pas été, j'ai été ravie de me balader dans les rues, même s'il y avait un peu trop de monde à mon goût, heureusement les masques étaient obligatoires.
Au pied des marches qui montent au sanctuaire – le guide nous dit qu'il en y a environ 350 – cependant rester en bas dans les rues bruyantes et encombrées, n'est pas très exaltant, alors nous prenons notre courage à deux mains pour grimper là-haut et... nous sommes largement récompensés de notre peine !
Nous avons visité le cloître... toujours aussi beau, mais hélas toujours aussi prisé par les touristes.
Puis, nous avons fait une balade sur le chemin de ronde...là aussi il y avait du monde mais le ciel était moins bleu que sur la photo.
Et pour finir, nous avons déjeuner chez la célèbre «Mère Poulard » qui est restée fidèle à elle-même, les mets sont toujours aussi délicieux que dans mon souvenir – malheureusement les prix ont fait la grimpette !
Nous avons passé une agréable journée en compagnie des montois qui sont sont des gens très accueillants et très aimables .
J'ai emprunté les photos à wikipédia, il y avait pas mal de monde et sur toutes mes photos, beaucoup d'importuns s'y étaient glissés...
Un peu d'histoire :
«Le rocher granitique du Mont Saint-Michel s’appelait à l’origine Mont Tombe. En l’an 708, l’archange Michel apparaît en songe à saint Aubert, évêque d'Avranches, et lui demande de construire un sanctuaire en son nom. En 966, une communauté de Bénédictins s’établit et fait construire une première église. À la même époque, un bourg commence à se développer en contrebas pour accueillir les premiers pèlerins.
La guerre de Cent ans (1337-1453) rend nécessaire la protection du Mont Saint-Michel par un ensemble de constructions militaires qui lui permet de résister à un siège de presque 30 ans. L’îlot de Tombelaine, situé à 3 km, devenu une place forte anglaise, conserve encore aujourd’hui des ruines de cette époque. Pendant le siège anglais, le chœur roman de l’église abbatiale s’écroule. Il est remplacé à la fin de la guerre par l’actuel chœur gothique flamboyant... »
En 1846, Édouard Le Héricher le décrivait ainsi : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s’affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel (la flèche actuelle ne date que de 1899), dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l’environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires »
Ni normand, ni breton, mais d'abord bénédictin, ce sont eux qui ont bâti cette merveille – installés au Mont en 966 par Richard 1er duc de Normandie, les moines bénédictins ont fait de l'abbaye un haut lieu de prière et pèlerinages, avant d'être expulsés en 1790 – cependant les bretons et les normands se le revendique depuis des siècles. Il y a même un petit jeux de mot qui dit que : «Le Couesnon en sa folie, mit le Mont en Normandie.»
Le Couesnon étant une rivière qui partage les bretons et les normands...
Le Mont-Saint-Michel à marée basse...
Dires du Mont Saint Michel
Ce roc fut armé chevalier,
On croirait, par le Moyen-Âge.
Forteresse du marécage,
Il garde un trésor oublié.
Son armure, luit, écaillée, *
Dans la lumière d'aujourd'hui ;
Nulle vase ne la souillée
Non plus qu'éteinte aucune nuit.
Luttant, éternelle équipée,
Contre le vent, le ciel et l'eau,
Calme, il brandit sa flèche haut,
A la manière d'une épée.
Il brave l'horizon amer
D'où monte une marée étrange.
Il reste le géant archange,
Saint-Michel en péril de mer.
Les dragons que combat sa lance,
Sans cesse et passionnément,
C'est le sournois enlisement
Dans la boue ou dans l'incroyance.
Debout, seul sur l'espace plat
Plein de remous et de menace,
Il semble dire à cet espace :
«Ne t'approche pas. Je suis là. »
Lucie Delarue Mardrus
*L'armure a été restaurée depuis que Madame Delarus Mardrus l'a vu.
(images wikipédia)