Voilà un mois, que j'ai été opérée du genou.
L'anesthésiste, m'avait proposé une anesthésie rachidienne, c'est-à-dire un endormissement de tout le bas du corps à partir de la taille, un peu comme l'on fait pour les accouchements, après beaucoup de tergiversations, j'ai finalement opté pour cette dernière, le cerveau étant protégé de l'anesthésie générale et le réveil moins pénible, m'avait-il dit.
Instruments pour l'opération...
(image pixabay)
Mais voilà ! Car il y a un mais et de taille !
Etant bien réveillé et bien que l'on ne voit rien, on assiste pourtant – par l'ouïe – à toute l'intervention.
J'avais l'impression désagréable d'être dans un atelier avec des mécanos s'affairant autour d'une automobile.
J'entendais donc le chirurgien réclamer :
Scalpel (c'était pour entailler le genou de 25cm)
Aspirateur (pour avaler le sang qui coulait de la plaie)
Maillet (un marteau à deux têtes pour enfoncer sans doute les plaques d'acier entre les os)
Vilebrequin (une sorte de perceuse, afin de visser les plaques d'acier)
Si j'ai une autre intervention un jour (on ne sait jamais) oserais-je opter pour cette anesthésie ?
Je n'en sais rien car j'ai trouvé cette expérience stressante et deux heures et demie, c'est long, très, très long !
De plus les salles d'opérations non seulement n'ont pas de chauffage mais sont réfrigérées au maximum, j'ai donc grelotté durant 2h et demie.
Mais dans la salle de réveil, j'ai été très contente de ne pas avoir été endormie totalement en voyant les infirmières secouer les gens endormis, certains avaient beaucoup de mal à refaire surface, notamment un dénommé Philippe qui criait qu'il voulait dormir et qui envoyait balader dans des termes assez crus, la pauvre infirmière qui essayait péniblement de le réveiller.
Une femme à côté de moi, demandait inlassablement ce qu'elle faisait là, et voulait à tout prix se lever pour rentrer chez elle, disant qu'elle allait se faire sonner les cloches par son mari qui aimait qu'elle soit à l'heure.
Pendant ce temps, mon tronc se dégourdissait lentement et des élancements dans le genou commençaient à se faire sentir, malgré la glace qui l'entourait, ladite glace contribuait à me maintenir dans ce que je n'hésiterai pas à appeler le pôle Nord, car je continuait à claquer des dents, malgré la couverture chauffante dont j'étais enveloppée.
Finalement je fus conduite dans ma chambre et la nuit a commencé... péniblement.
Aujourd'hui, mes nuits sont à peu près correctes, glace et doliprane aidant à calmer les élancements du genou quand je bouge.
Livia