Par Liviaaugustae
Une peinture de pierres…
Pline l’Ancien nommait les mosaïques romaines : Peintures de pierres.
C’est vrai, quand nous admirons une de ces magnifiques mosaïques romaines !
La mosaïque de Nîmes : dites de Bacchus, couvre une superficie de trente cinq mètres carrés. Son décor occupe un espace rectangulaire cerné par une frise représentant un rinceau.
Toute une série de médaillons, avec chacun un personnage, s’articule de manière complexe. Seize médaillon ovales, occupés par des oiseaux forment la trame. Aux quatre angles, s’étales des médaillons quadrilobés. Dans chacun d’eux une Bacchante, avec son thyrse, sa couronne de feuilles et son tambourin, accessoires indispensables au culte de Bacchus.
Une bacchante avec son thyrse, sa couronne de feuilles et son tambourin.
(Nîmes, réalisée au IIe siècle après J.C.)
Dans le médaillon central enfin, l’artiste a choisi de représenter un épisode rarement montré de la vie de Bacchus. En l’occurrence, sa participation à la lutte primordiale des géants contre les dieux de l’olympe (ou gigantomachie). Bacchus, reconnaissable à sa tunique en peau de panthère et à sa couronne en feuilles de vigne, vient de faire tomber le géant Eurytos. Le tirant par les cheveux, il va l’achever de son thyrse.
Médaillon central de la mosaïque de Bacchus.
(Nîmes, réalisée au IIe siècle après J.C.)
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