Le Triptyque du
Couronnement de la Vierge. Vers (1409) par Don Lorenzo Monaco.
(National
Gallery de Londres)
Le
volet gauche (1m80 de haut) montre huit saints au Paradis : au premier rang (de gauche à droite) Saint Benoit, Jean-Baptiste et Mathieu tenant son évangile. Au deuxième rang, Catherine
d’Alexandrie ou réparate (une des patronnes de Florence) tenant la palme du martyre, Etienne en diacre et Paul tenant l’épée qui l’a décapité. Au troisième rang, François et un évêque. Saint
Benoit est mis en avant (ainsi que Saint Romuald, fondateur des camaldules, sur le volet droit) car ce retable appartenait à un monastère camaldule de Florence (une branche des bénédictins).
Saint Benoit est ici vêtu de blanc comme les camaldules, non de noir comme les bénédictins. Lorenzo Monaco fut le maître de Fra Angelico ; il était moine camaldule à
Florence.
Sa
palette de coloris est d’une délicatesse unique : roses, bleu lavande et myosotis, vert amande et l’arc-en-ciel complet sur la robe de la Sainte.
Benoit
est né en 480 à Norcia en Ombrie, dans un site sauvage et magnifique de montagnes. Une Abbaye bénédictine toujours très vivante s’élève sur sa maison natale, qui constitue la crypte de
l’abbatiale. Après avoir été ermite à Subiaco, il fonda l’Abbaye du Mont-Cassin où il composa la règle et mourut en 547. La fête de Saint Benoit, patron de l’Europe et père des moines
d’Occident est le 11 juillet.