Bronze Ier siècle avant
J.C.
Le visage émacié, de forme
triangulaire, possède un front large aux muscles faciaux apparents. Les tempes sont enfoncées ; les pommettes prononcées ; les yeux, dont les inserts d’un autre matériau ont été perdus,
sont profondément enfoncés et donnent l’impression d’un regard sévère et pénétrant ; les joues sont décharnées ; le nez est long et légèrement courbé ; la petite bouche a des
lèvres minces ; les cheveux, gravés avec une grande finesse sont en désordre et les boucles présentent le motif « en queue d’aronde » sur le front, et en « tenaille » sur
la tempe droite.
La tunique est ornée sur les cotés
de deux fins bandeaux de couleur rosâtre, du à l’application d’une soudure avec un métal différent. Sur le bord terminé par une riche frange, le manteau présente aussi un motif ornemental
sinueux, toujours réalisé avec la même technique.
A l’annulaire de la main gauche,
l’Empereur porte un anneau à chaton elliptique sur lequel est gravé un lituus, symbole des prêtres. Nous savons que l’anneau d’Auguste portait dans un premier temps l’image d’un sphinx, puis la
tête d’Alexandre Le Grand, et enfin son propre portrait. La représentation du lituus est à mettre en relation avec la proclamation de Pontifex Maximus, la plus haute charge religieuse de Rome,
accordée à Auguste en 12 avant J.C. C’est donc après cette date que la statue du Musée d’Athènes a été réalisée.