Eklablog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Billet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

numérisation0002Ruines du Temple de Valetudo, dédiée par Agrippa à la Déesse de la santé.

(Glanum)

 

 

Voilà ce qu’il reste de ce grand Empire, qui s’est laissé gagner par le relativisme ! A quand notre tour ?

 

 

 

LE RELATIVISME EST COMME UNE DICTATURE …

 

 

« Avoir une foi claire, selon le Credo de l’Eglise, est souvent étiqueté comme du fondamentalisme. Tandis que le relativisme, c’est-à-dire se laisser porter « à tout vent de la doctrine » (Ep.4, 14), apparaît comme la seule attitude digne du temps présent. »

Pertinente analyse de Benoît XVI, qui met en lumière le défi de notre époque. Il rejoint le Philosophe Karl Popper constatant que « le relativisme moral et intellectuel est la plus grave menace planant sur notre société. »

Le relativisme affirme que tout se vaut. Il entraîne deux conséquences. La première, c’est qu’il n’y a pas de savoir objectif : la seule chose qui compte, c’est l’opinion subjective. La seconde, c’est que la vérité est remplacée par la sincérité. La vérité évolue donc au gré des sentiments d’une majorité occasionnelle et toujours éphémère.

Le relativisme est rationnellement incohérent. La personne, qui affirme qu’il n’y a pas de vérité ou qui dit : à chacun sa vérité et donc : tout est relatif, suppose que son propos n’est pas nécessairement vrai et qu’il est, lui aussi, relatif. Cette assertion porte donc en elle-même sa propre contradiction. Ou alors, en sous-entendant que tout est relatif, sauf ce qu’elle dit elle-même, cette personne estime que son affirmation serait la seule proposition absolument vraie qui échapperait à la logique de ce qu’elle énonce ! Tel est le point de départ des totalitarismes avec, comme règle fondamentale, la loi du plus fort.

Le philosophe grec Protagoras avait bien énoncé cet enjeu : « puisque nous sommes doué de langage et que le langage peut dire à la fois le vrai et le faux suivant nos humeurs, autant considérer que la vocation du langage n’est pas la vérité, mais le pouvoir exercé sur autrui ».

Le Philosophe Jean-François Mattei a montré que les diverses formes de relativisme se rejoignent dans le refus radical d’une règle universelle. «L’ennemi a abattre, c’est la norme de droit à laquelle on oppose la réalité de fait, en lui donnant la préséance, comme si les faits, en s’imposant d’eux-mêmes, pouvaient être normatifs… Le relativisme est, dans tous les sens du terme, un droit à la dérive  qui cherche à rendre normatif ce qui n’est que factuel. » […]

Dans son homélie de la messe pour l’élection du saint Père (18 avril 2005) le cardinal Ratzinger parlait du relativisme comme d’une « dictature (…) qui ne reconnait rien comme définitif et qui ne retient comme ultime mesure son propre égo et ses désirs ». Dans ce sens, le nihilisme qui découle du relativisme ressemble au dernier homme décrit par Nietzsche. Ce dernier homme, perdu dans la médiocrité de sa pensée, finit par dire : « on a son petit plaisir pour le jour, et son petit plaisir pour la nuit : mais on respecte la santé ».

C’est un peu court pour bien vivre !

Père Nicolas Buttet

Extrait de : Famille Chrétienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article