Par Liviaaugustae
Dans une de mes revues, j'ai lu l'article qui suit, on ne sait pas trop « s'il vaut mieux rire qu'en pleurer. »
Ce petit fait divers nous prouve heureusement qu'il y a encore des gens raisonnables, malgré la pression médiatique qui veut nous faire « prendre les vessies pour les lanternes ».
On dit bravo à ce jeune homme, qui défila quelques minutes sous l'œil admiratif et gourmand des snobinards !
Livia
Bonnet et rideau de douche haute couture...
La Fashion Week de New York vient de s’achever. Pendant une semaine ont été présentées les collections printemps-été 2024, plus ou moins exubérantes et déstructurées comme le veut, derrière l’apparente originalité des tenues, la routine couturière. Les créateurs se jugeraient déshonorés de présenter des vêtements élégants et discrets. [...]
Voici qu’un jeune homme, coiffé d’une bonnette de douche et d’un bermuda rouge des plus banals, habillé d’un rideau de douche transparent – certains disent qu’il s’agit d’un sac-poubelle –, remonte le podium avec crânerie et sous l’œil enamouré des élégantes et des fashionables. Ils se délectent d’une telle tenue : est-ce de la popeline ? Du camelin ? Non, c’est du polyester. Arrive, en courant derrière lui, un vigile qui le ceinture sans ménagement : My godness, un happening ! Un événement dans l’événement ! Mais non, le jeune homme est expulsé sans ménagement, il s’agissait d’un intrus venu tourner le défilé en dérision. N’empêche que sa création vestimentaire tenait la route.[...]
Depuis que rien n’est art et que tout est art, un urinoir fait l’affaire et il en va de même dans la mode. Si on peut reconnaître un droit à l’exubérance en ce domaine, nous accordera-t-on le droit de rire du snobisme de l’assistance qui prend pour argent comptant ce qui relève de la blague, tellement la haute couture est trop souvent elle-même de la blague ? « En se faisant Dandy, un homme devient un homme de boudoir, un mannequin extrêmement ingénieux qui peut se poser sur un cheval ou sur un canapé, qui mord ou tète habilement le bout de sa canne ; mais un être pensant ?…Jamais », s’interrogeait Balzac dans son Traité de la vie élégante.
Par le passé, le snobisme épris de néant a été piégé par Roland Dorgelès, qui monta la célèbre mystification de Boronali, « le tableau de l'âne qui peint avec sa queue »*
Toutes les moqueries à l’encontre de cette posture sont impuissantes à l’entamer, et tant mieux : elle est une occasion supplémentaire de rire.
Samuel Martin
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