L'écologie rimerait-elle avec gabegie ?
Prenant modèle sur Greta Tunberg, au lieu d'aller à l'école afin d'apprendre les rudiments de la culture, des adolescents manipulés par les écolos/cocos/totalitaires, vont dans les Musées d'Europe vandaliser les œuvres d'art... il y en a même un qui s'est introduit à l'opéra Bastille le vendredi 28 octobre pour s'attacher sur scène à un décor afin « d'alerter face aux danger du dérèglement climatique » il paraît dit-il qu'il ne nous resterait que 879 jours à vivre ! Diantre c'est vraiment peu !
C'est sans doute Madame Soleil qui lui a dévoilé ce chiffre ?
Les temps changent, autrefois on allait dans les Musées admirer des œuvres, on préférait celle-ci à celle-là, mais on ne touchait pas on respectait les œuvres.
Aujourd'hui les écolos totalitaires qui veulent obliger le monde à penser et à faire comme eux, noient sous des soupes ou des purées les tableaux de nos Musées...
Cependant nous remarquons que ces vandales ne s'en prennent pas à « l'art dit moderne comme les toiles toute blanches ou toute noires » ils saccagent les vrais chefs d'œuvre des grands peintres !
Serait-ce parce qu'ils trouvent que les tableaux du passé sont plus beaux ou seulement par bêtise ?
On se pose la question : en quoi cela arrange-t-il le climat en abîmant des tableaux ?
Mais nous sommes sûres que tous ces gens-là possèdent des portables, des ordinateurs, etc... mais qu'il ne leur viendrait pas à l'idée de s'en séparer alors que cela pollue terriblement l'atmosphère !
Et tandis qu'il y a chez nous même des personnes qui n'ont rien à manger comme le montre le dessin humoristique ci-dessus, ces « écolos » gaspillent des aliments pour saccager des œuvres … ce n'est pas comme cela qu'ils convaincront car ils exaspèrent avec leurs coups de poings perpétuels !
Livia
Phare dans le Finistère
(image pixabay)
Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,
Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,
Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,
Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ;
Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,
Où des anges charmants, avec un doux souris
Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre
Des glaciers et des pins qui ferment leur pays,
Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,
Et d'un grand crucifix décoré seulement,
Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,
Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ;
Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des Hercules
Se mêler à des Christs, et se lever tout droits
Des fantômes puissants qui dans les crépuscules
Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ;
Colères de boxeur, impudences de faune,
Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,
Grand cœur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,
Puget, mélancolique empereur des forçats,
Watteau, ce carnaval où bien des cœurs illustres,
Comme des papillons, errent en flamboyant,
Décors frais et légers éclairés par des lustres
Qui versent la folie à ce bal tournoyant ;
Goya, cauchemar plein de choses inconnues,
De fœtus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,
De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,
Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ;
Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,
Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges
Passent, comme un soupir étouffé de Weber ;
Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,
Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,
Sont un écho redit par mille labyrinthes ;
C'est pour les cœurs mortels un divin opium !
C'est un cri répété par mille sentinelles,
Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;
C'est un phare allumé sur mille citadelles,
Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !
Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage
Que nous puissions donner de notre dignité
Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge
Et vient mourir au bord de votre éternité !
Charles Baudelaire